‹ Mélanges historiques (volume 5)Chapitre 71 sur 83 · Thomas Anbury, Travels, I · texte numérisé non relu

Thomas Anbury, Travels, I

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Rtie du Platon

1 Place du marché.

2 Bancs des bouchers.

3 Maisonnette rouge où Malcolm Fraser avait sa salle d'encan.

4 Propriété de Wm. Grant.

5 Maison de Pierre Toupin.

6 Forge de Pierre Toupin.

7 Jardins.

arrêté en arrivant et confié à la garde du capitaine Malcolm Fraser qui le traita fort gentiment^

En 1790 Malcolm Fraser avait sa salle d'encan dans une maisonnette rouge au coin des rues du Platon et Notre-Dame''. A cette date il se souleva une assez curieuse difficulté, à propos de milice, entre le colonel de Niverville et Malcolm Fraser né en ce pays^. C'est Malcolm, né en 1777, fils de notre Malcolm qui était alors (1790-1791) l'un des syndics de la commission de la Commune. Ce bureau jouait, plus ou moins, le rôle dévolu plus tard à la municipalité de la ville. En 1799, notre homme signe l'adresse de félicitation et d'adieu au

6. Mémoires de Laterrière, p. 97; Le Jeune, Dictionnaire général du Canada, I, 659.

7. De là jusqu'à la ligne de la rue Craig actuelle était la place du marché de la ville. Mélanges historiques, vol. 3, p. 95.

8. B.R.H., 1912, p. 5. Cette affaire de milice est rapportée à l'article sur Samuel Sfills, dans le présent volume; elle est racontée au long dans Suite, le Chevalier de Niverville, M.S.R.C, 1909.

gouverneur Prescott. C'est la dernière mention de lui que je connaisse^

Les fils, Malcolm et James, étaient lieutenant et enseigne dans la milice de la ville en 1806. John, en 1812, avait le soin des magasins militaires. Tous trois servirent comme officiers durant la guerre de 1812-1815'°.

Le protonotaire des Trois-Rivières, en 1814, se nommait Thomas Fraser". En 1825 un Hugh Fraser demeurait près de la prison'^

Dans une histoire locale, ces petites choses peuvent contribuer à éclaircir certains faits. C'est

9. Bien qu'il ait signé plusieurs des pétitions mentionnées dans les Documents constitutionnels, 1759-1791, Malcolm Fraser, des Trois-Rivières, ne doit pas être pris pour son homonyme de Québec, l'un des plus ardents partisans de réformes et qui n'était autre que le seigneur de Mount Murray (La Malbaie), le même qui arrêta Laterrière en 1776. Notre Fraser trifluvien fut l'un de ceux que le conseil du gouverneur voulut consulter en 1786 sur des questions de commerce et de police à proposer dans l'intérêt général du Canada et, en particulier, pour celui des Trois-Rivières. Ibid, p. 606, 607.

10. Neilson Almanac for 1813. Les Phaser qui servirent en 1812- 1815 sont légion. Voir Index, p. 284, 285, Irving, Officers of the British Forces in Canada during the war of 1812-15.

11. Mélanges historiques, vol. 3, p. 49, 50. Thomas Fraser avait travaillé comme collègue de Charles Thomas, en 1809, aux charges de protonotaire et greffier de la paix. Il est bien connu dans l'histoire des Trois-Rivières, ainsi que le juge John Fraser, de Québec, également du clan des Fraser. P.-G. Roy, les Juges de la Province de Québec, p. 223.

12. En 1808, Hugh Fraser est reçu avocat; en 1809, il est cité comme député de Charles Thomas dans la charge de greffier de la couronne aux Trois-Rivières. De 1822 à 1826, il est greffier de la paix, alors qu'il va à Montréal où on le cite peu après comme protonotaire. B.R.H., 1904, p. 275; 1905, p. 339; Les Ursulines des Trois-Rivières, III, 412, 413, 421; Mélanges historiques, vol. 3, p. 50; vol. 18, p. 79.

avec des atomes que le globe terrestre a été construit. En accrochant des miettes les unes aux autres je refais un chapitre des temps oubliés et, de cette manière, nous avons l'histoire écrite, tirée des limbes.

Rassemblons donc les matériaux qui peuvent servir à cet objet. Dans le domaine de l'histoire, rien n'est petit, rien n'est perdu, tout peut être utile, ou au moins intéressant lorsqu'il s'agit d'événements, de lieux et de personnages qui nous touchent de si près.

SAMUEL SILLS

L'un des premiers Anglais établis aux Trois- Rivières après la capitulation de Montréal fut Samuel Sills. D'après le Mercury de Québec du 7 juillet 1832, il se serait fixé parmi nous en 1761.

Cependant, je n'ai nulle part rencontré son nom avant l'année 1770 alors qu'il est nommé maître de poste des Trois-Rivières en remplacement de Aaron Hart, qui l'avait été depuis 1763\ A sa mort (1800) Samuel Sills était encore maître de poste. Il tenait le bureau au numéro 16 rue du Fleuve, aujourd'hui boulevard Turcotte, à michemin entre les rues des Casernes et Saint- Louise

1. De fait, Samuel Sills semble avoir habité la ville de Québec durant plusieurs années après la conquête. Le 2 décembre 1763, François-Borgia-Louis Levasseur dit Borgia loue à Sills un terrain siu- le chemin (la rue) Saint- Jean, par acte passé devant Jean Claude Panet. Sills est dit négociant de Québec. Il y a une maison svu: le terrain; c'était probablement une reconstruction puisque la maison de Borgia à laquelle s'appuyait l'aile gauche de Wolfe avait été incendiée au commencement de la bataille des plaines d'Abraham.

Le 16 octobre 1764, Samuel Sills est l'un des jurés d'accusation, à Québec. Papiers Halâimand, B. 8, p. 132. Documents constitutionnels, 1759-1791, p. 132, 133. La même année il signe le premier sur vme pétition des commerçants de Québec pour demander l'abolition du gouvernement militaire. Documents constitutionnels, 1759-1791, p. 143.

2. Voici la liste des maîtres de poste des Trois-Rivières: Aaron Hart, 1763 à 1770; Samuel Sills, 1770 à 1800; Edward Sills, 1800 à 1823; Joseph Squeray dit Labbé, 1823 à 1825; John Bignell, 1825 à 1829; David Chisholme, 1829 à 1836; Capitaine John Robertson, 1836 à 1848; C.-K. Ogden, 1848 à 1902; William Chagnon, 1902 à 1903; L.-G. Jourdain, depuis 1903. Voir les Ursulines des Trois-Rivières, III, p. 417, 418.

SAMUEL SILLS 39

Le 22 juin 1774, les commissaires qui administrent la ville accordent à Samuel Sills un terrain dans la Commune de 47 x 100 pieds.

Le notaire Jean-Baptiste Badeaux, racontant ce qui se passait aux Trois-Rivières au printemps de 1776, dit qu'il dîna chez Sills en compagnie de plusieurs personnages, tant américains que trifluviens. Ce M. Sills était un homme d'esprit, si j'en juge par une réponse qu'il fit à M. Laframboise, à la suite d'un dîner de cérémonie qui eût lieu le 30 mars 1776 et auquel prirent part des Bostonnais et des Canadiens. Quelques jours plus tard le même annaliste parle de Sills qui donne à coucher aux voyageurs. Le 28 mai, il mentionne une assemblée qui s'est tenue chez Sills^.

Vers 1778, Laterrière, se trouvant aux Trois- Rivières, alla dîner « à l'auberge de Sills. »*

Donc, Samuel Sills était maître de poste et tenait en même temps une maison de pension ou quelque chose approchant.

Le 13 mai 1781, Samuel Sills, qui représente Nathaniel Day demeurant en Angleterre, cède à la Commune le dernier arpent de terrain du moulin Laguerche^.

Sur une pétition demandant une Chambre d'assemblée, en novembre 1784, on voit les noms des

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