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LA RESURRECTION

Jésus-Ghrist est ressuscité.

C’est un fait incontestable, mieux prouvé que les faits historiques auxquels le monde croit le plus fermement. Les témoins sont nombreux et leurs témoignages irrécusables. Les preuves matérielles seraient-elles moins fortes et moins nombreuses, que nous croirions encore à la résurrection de Jésus- Christ pour la raison suivante.

Il est bien constaté que les apôtres étaient des hommes faibles, ignorants et peu courageux, que tous, depuis saint Pierre juscju’au dernier, ils renièrent et abandonnèrent leur maître au moment du danger. Ils avaient tellement oublié ses paroles et ses promesses, les preuves de sa divinité, c|ue Jésus- Christ eut toutes les peines du monde à les convaincre qu’il était ressuscité.

Peut-on croire que ces hommes, qui avaient si facilement renié leur maître lorsc{u’il vivait encore, c|ui s’étaient cachés durant sa passion, l’auraient confessé avec tant d’héroïsme après sa mort, s’ils n’avaient pas eu des preuves irrécusables de sa résur-

rection, s’ils n’avaient pas mis leurs mains dans ses plaies ?

Et même, la résurrection ne suffit pas pour faire d’eux des confesseurs et des martyrs, il leur faut 1 Esprit-Saint, cet Esprit que le Christ leur avait promis. Alors seulement ils se sacrifient, se dévouent à la mort pour confesser Jésus-Christ ressuscité.

Donc, Jésus-Christ est ressuscité, donc il est Dieu, donc la religion qu’il est venu fonder est la vraie religion.

Or, où est sa religion ?

Est-elle tout entière dans les discours et les ensei¬

gnements qu’il a donnés à ses apôtres de son vivant ?

Non ; et en voici la preuve. Dans le discours de la Cène, Jésus-Christ dit à ses apôtres : “ Il vous est avantageux que je m’en aille, cas si je ne m’en vais pas, le Consolateur ne viendra pas à vous ; mais si je m en vais, je vous l’enverrai. . . Il rne reste beaucoup de choses à vous dire, mais elles sont encore au-dessus de votre portée ; mais quand l’esprit de venté viendra, il vous enseignera toute la vérité.”

Ces paroles divines établissent de la manière la plus absolue que Jésus-Christ ne considérait pas son Eglise etabhe a sa mort, et que les apôtres devaient continuer, compléter son œuvre avec le secours de. Esprit-Saint. Après sa résurrection, avant de monter au ciel, il complète ou confirme le discours ( e la Cene par les paroles suivantes qu’il adresse à es disciples : Allez et enseignez toutes les nations • • • et je serai avec vous tous les jours jusqu’à la consommation des siècles.” ^ ^

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Etait-il possible de promettre plus clairement l’Esprit-Saint et Tinfaillibilité aux apôtres et à ceux qui, après eux, continueraient leur œuvre ?

Le monde chrétien a cru pendant quinze siècles que l’Esprit-Saint est descendu sur les apôtres, et qu’il a continué d’être avec eux et leurs successeurs, à savoir, les papes, les évêques.

Depuis Luther, le monde chrétien a été divisé. Mais où a continué d’être l’Esprit-Saint promis aux apôtres et à leurs succeseurs ?

Peut-il être passé du côté de Luther ou de Calvin, d’Henri VIII et d’Elizabeth, pour leur faire dire le contraire de ce qu’il avait jusqu’alors inspiré à son Eglise ? Ou est-il resté avec ceux qui ont continué de croire à la confession, à la présence réelle de Jésus-Christ dans l’Eucharistie, à la Sainte Trinité, à la primauté de Pierre et des papes, ses successeurs ?

Luther, Calvin, Henri VIH et Elizabeth méritaient-ils que l’Esprit-Saint passât de leur côté ? Il semble qu’il suffit de poser la question pour la résoudre. Si l’Esprit-Saint promis par Jésus-Christ, n’est pas avec ceux qui. ont toujours cru et enseigné les mêmes choses jusqu’à Luther, il n’existe certainement nulle part, et alors Jésus-Christ n’a pas tenu ses promesses et. s'il n’a pas tenu ses promeses, il n’est pas Dieu.

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