‹ Mélanges historiques et littéraires [microforme]Chapitre 28 sur 58 · SCÈNE iv · texte numérisé non relu

SCÈNE iv

WazTEer.—Comme tu le désirais j'ai vu Arnold. Il ne tardera point à venir. Il nous faut tous trois

: bien saisir nos rôles; car nous avons une grande partie à jouer.

TELL.—Oui, Walter, la Suisse compte sur nous Nous sommes l’âme de cette conspiration gigantesque qui dans quelques heures va rendre à la patrie son souffle de vie.

WazTer.—Les paysans feront leur devoir. Déjà plusieurs d’entre eux sont cachés dans les ravins, échappant à l'œil inquisiteur de la police autrichienne, prêts à ébranler leurs colonnes au premier signal. Tout va bien. La seule crainte légitime qui me poursuit, —c'est ton départ immédiat pour aller délivrer ton fils prisonnier, Que n’as tu fait cette promesse à Gessler ?

TELL.—C'est vrai, pourquoi l’ai-je promis ?........ Oh ! si j'étais persuadé que cette entreprise ne servirait qu'a river davantage nos chaînes, Walter! sois en persuadé, je sacrifirais le bonheur de ma famille pour la sureté de la Suisse. Mais tu connais Gessler. C'est‘un homme quitiendra sa promesse. “Si tu ‘“ n'es pas au poste, me ditil, pour délivrer ton fils, “crains qu’ilne tombe sous le poignard du bour reau” J'irai donc Walter et sois sans crainte. de me sens le bras vigoureux et mon arc sera fidèle à ma volonté. Que l’espérance demeure avec vous

tous ! (il sort).

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WaLTER.—Puisse le Dieu des faibles et des opprimés avoir pitié de la pauvre Suisse et de Guillaume son noble enfant! Mais voici Arnold, le jeune et vaillant fils de mon vieil ami Erni Ander Halden de Melchthal, du canton d’Unterwald.

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