‹ Mélanges historiques et littéraires [microforme]Chapitre 45 sur 58 · FRÉDÉRIC, WERNER · texte numérisé non relu

FRÉDÉRIC, WERNER

FrénÉéric.—Par ici brave homme, par ici Le gouverneur doit vous attendre dans cette salle,

WERNER—O vous qui semblez prendre pitié de notre sort, merci pour vos bons offices. C’est vous, c'est votre voix, qui êtes venu, dans l'obscurité de ma prison, apporter des consolations aux malheureux prisonniers et qui avez adouci la dure captivité du fils de Tell. Le jeune Henri m’a raconté qu’un ange veillait sur lui et que ce protecteur était un des principaux officiers de Gessler. Les paroles que vous avez échangées avec nous sont une garantie suffisante de votre droiture et de votre générosité. C’est encore vous qui avez imploré le pardon de vos fautes devant l’humble ministre du Seigneur. Oh! soyez béni! mille fois béni!

Frénéric.—Silence-! brave homme, silence, on pourrait nous entendre et Gessler à l’oreille exercée. Ne disons pas nos secrets, ces murs les rediraient au tyran, un despote veille sans cesse. Soyez sans crainte, j'ai épousé votre cause ei que Dieu soit loué. Silence, voici Gessler.

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