ÇA ET LA
Je viens de voir un belles vitrin
ille distraite, tout ce
qu'on lui dit Pour ramener Je sourire sur ses lèvres.
L'approche du jour le plus heureux de la vie pour
la femme ne jui inspire que des pensées pénibles, des sentiments tristes, : |
On pense, malgré soi, en la voyant, à ces victimes
qu'on couvrait de fleurs et de bandelettes avant de
mme aux traits bouleversés, au front rêveur, adtionnait des chiffres et songeait au moyen de rerder la banqueroute.
Je conseille à plusieurs de nos riches bourgeois acheter ces deux tableaux pour les suspendre aux burs de leur maison.
Peut-être que la vue de ces tableaux, pâles reflets la réalité, aurait un bon effet sur leur jugement leurs sentiments. Malgré que ces sortes de maiages soient encore rares au milieu de nous, il se roduit, cependant, depuis quelques années, un mou- -ment qui menace de devenir fatal à l'avenir et à à conservation de la société canadienne.
On commence à faire des mariages de raison omme on fait de la politique de raison ; attendons résultat. On se moque des sentiments qui sont à base de l’ordre providentiel et la force de la s0iété, et on appelle cela avoir de la raison !
Un jeune homme a du talent, de l'énergie, l’aour du travail, l'ambition de parvenir : avec un u d'encouragement et de protection, il deviendrait un homme éminent, utile à la société ; on le dédaigne, il n’a pas de capitaux, on lui préfère un tranger, un aventurier quelquefois. Et c’est ainsi qu'on croit faire un bon usage de sa fortune et de son influence, travailler à l'avenir de sa famille et de son pays !
Il n'a pas d'argent ! Et ceux qui disent cela sont des gens qui frottaient, il y a quelques années, les bottes de leur bourgeois ! D'ailleurs le talent, l'énergie et le cœur, ne sont-ce pas là les capitaux les plus nobles et les plus durables ?