‹ Mélanges historiques et littéraires [microforme]Chapitre 49 sur 94 · SOYONS SOLDATS · texte numérisé non relu

SOYONS SOLDATS

Le major général Hutton faisait, il y a quelque temps, l'éloge des qualités militaires des Canadiensfrançais, et disait que leurs manœuvres seraient encore plus efficaces si on leur donnait des instructeurs français. Quelques jours plus tard, un vétéran rapportait dans le Witness les paroles du major général en les approuvant entièrement. Ces témoi d'estime si flatteurs pour nos compatriotes avaient d'autant plus de valeur qu'ils venaient d’un homme dont la compétence et l’impartialité ne peuvent être contestées, et qu’ils étaient corroborés par un journal important comme le Witness.

qui connaissent l’histoire du Canada n’ont pas de doute sur les vertus guerrières de nos ancétres, et les fanatiques même n’osent pas les contester, Mais il y a longtemps que nous vivons dans la paix, loin du bruit des armes, à l’abri, apparemment, de tout danger. Or, la paix émousse naturellement l’esprit militaire, assoupit les ardeurs guerrières, engendre l’apathie et l'indifférence pour le métier des armes.” Des patriotes vont jusqu’à se demander s’il

n'est pas bon que la guerre vienne de temps à autre

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retremper le patriotisme endormi et le courage àassoupi, fortifier les âmes.

on voit défiler, à certains jours, nos régiments de volontaires, on ne peut s'empêcher de regretter que les Canadiens-français soient si peu représen Pas, en nous jugeant d’aque nous

servent le goût des et se livrent avec plaisir aux exercices filitaires, quand on les commande dans une langue qu'ils ne comprennent pas.

campagne surtout, on peut se faire une idée effet produit sur la Population par les “ quick

march,” “ etc., etc., etc.

été assez juste pour rede la situation où se is vis-à-vis de leurs “Vétéran ” a dit avec rai

anger, comme au-

Jeunes gens, de leur côté, devraient se faire un devoir de s’enrôler dans nos corps de volontaires.

Act-on jamais songé à ce qu'il arriverait, le jour où il nous faudrait prendre les armes pour défendre notre pays envahi ou nos droits violés ?

quelle situation humiliante nous trouverions-nous ?

Il y a des choses qu'il vaut mieux ne pas dire, mais que tout homme de cœur, d'intelligence doit voir, sentir et comprendre. = dans nos campagnes, “et . Partout, il devrait se former des bataillons, des com-

des armes, de se rendre protéger sa famille, sa

ité ; ils ne peuvent leur recommander une récréation plus saine, plus fortifiante, plus utile à leur avenir, à leur famille, à leur patrie.

me

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