‹ Mélanges historiques et littéraires [microforme]Chapitre 77 sur 94 · LE CLERGE ET SA MISSION · texte numérisé non relu

LE CLERGE ET SA MISSION

Plus je vieillis, plus je me convaincs que est la plus force nationale et morale le moteur le plus puissant des œuvres de de dév t, le

politiques n’ont jamais été plus amicales : bien des. préjugés sont tombés, beaucoup de rancunes regrettables sont di

Jamais le clergé n'a été dans des conditions plus favorables pour accomplir sa bienfaisante mission parmi nous, pour exercer son action dans l'intérêt religieux, moral et national de notre population. C'est lui qui, dans nos collèges, nos écoles et nos chaires paroissiales, forme l'esprit et le caractère du peuple, de ceux surtout qui sont destinés à le. conduire, à exercer, dans certains milieux, leur influence sur leurs semblables. :

C'est une grande let noble mission qui demande bcaucoup de zèle, de dévouement et de tact.

Si les hommes qu'il a formés ne sont pas au point de vue moral et national ce qu'ils devraient être, si, dans la vie privée ou publique, ils commettent des fautes graves, on l'en rend plus ou moins responsable. “ Voilà,” dit-on, “ les résultats de notre système d'éducation.” Naturellement les Opinions, à ce sujet, sont souvent injustes ou exagérées.

Toutefois, dans nos collèges et nos écoles, on de- vrait plus que jamais stimuler chez les élèves le respect de soi-même et des autres et combattre des défauts qui sont de nature à nous amoindrir aux des autres races comme Français et catholiques, à à leur faire méconnaitre la valeur de notre formation morale, de notre système d'éducation.

Plus que jamais il faut former des hommes forts, à la conscience éclairée, aux priricipes solides, des hommes de caractère, de volonté et d'action, péné-

D er 5 ci Fr RT-Prasrioes ve 7 EME F4 SR RÉ FF exT :

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trés du sentiment du devoir, capables de résister aux tentations, aux séductions néfastes, comme aux désts si cruels de la vie. On devrait les pré- : parer à faire face aux dangers de l'avenir, leur 2 indiquer les moyens de les combattre. Que de nau- E frages, que d'existences brisées, faute de connaissan- : ce, d'avertissement ou de direction! Aux motifs rei ider, evrait joindre Je ‘sentiment du devoir, le culte de l'honneur privé et national, le respect des lois, de l'autorité, de la propriété publique et privée, la crainte de tout ce qui est vil, ire, grossier, de tout ce qui peut faire mal juger notre Population.

À quoi nous servira-t-il de faire étalage de nos convictions religieuses et nationales, de célébrer sans cesse les vertus de nos ancêtres, si nos actes ne jusi dans la vie publique

les cercles

» Pour avoir dit des vérités qu'ils croy-

aient utiles, finissent Par se taire et laissent le champ

; libre à ceux que les scrupules religieux ne fatiguent pas. =

273 + MÉLANORS MSTORIQUES gr LIPTÉRATRES | De ce qui précède, voici la conclusion, : FR Les Canadiens-français en général, nos prêtres

en particulier, ont intérêt à ce que le clergé conserve. -

compte de nos droits, de nos devoirs et de nos intérêts dans les sphères soumises à notre juridiction, Dans l'administration des fabriques, des écoles, des affaires publiques en général, ils doivent écouter les conseils des bons citoyens, prêter l'oreille aux plaintes qui souvent se font entendre. Il est toujours dangereux d’abuser de la bonne volonté, de la sympathie et de la générosité des gens, il est bon même quelquefois de modérer un zèle momentané, un ex- - -__ cès de sympathie. Lorsque, sous l'empire d'un sen- *« timent généreux, les citoyens ont contracté des obligations trop onéreuses, ils oublient qu'ils ont consenti à tout et ils cherchent à jeter sur d’autres épaules la responsabilité de leur imprudence. La construction des églises et des presbytères’ donne souvent lieu à des cas de cette nature.

Combien de fois des catholiques sincères, ardents

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