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Mélanges historiques; études éparses et inédites de Benjamin Sulte;

Cinquante-six ans de vie littéraire ou Benjamin Suite et son oeuvre. Essai de bibliographie des travaux historiques et littéraires (1860-1916) de ce polygraphe canadien, précédé d'une notice biographique. Préface de M. Casimir Hubert. Un volume in-8, 80 pages, Montréal, 1916.

Généalogie de la famille Malchelosse. Lettre-préface de M. Benjamin Su'lte. Un Tolume in-8, 32 j>ages, sur papier de luxe et tiré à cinquante exemp^laires. Montréal, 1918.

La famille lïoupe. Brochure in-8, 8 pages, Montréal, 1918. (Epuisé).

'•PRÉFACE

On Va dit, et c'est une précieuse vérité, les enseignements de l'Histoire sont considérables; ce sont eux qui affermissent l'attachement au sol, qui cimentent la solidarité de la race et qui imposent le respect des traditions — trois choses essentielles au développement harmonique des sociétés.

C'est à mieux connaître son passé que se fortifie chez un ^^\veuple l'idée de Patrie; car l'une des plus puissantes forces- A morahs que puisse posséder un être humain, n'est-ce pas de -'T savoir ce qu'ont fait ses^ parents, ses ancêtres, les lointains V représentants de sa famille?

^ A notre époque, où nous éprouvons l'impérieuse nécessité

vj d'enfoncer de puissantes racines dans le sol national, où nous

'■■ avons un si grand besoin de placer notre conscience en regard

de celle des aieux, afin de raviver la foi en nous-mêmes, cette

connaissance du passé canadien s'impose plus que jamais.

"L'histoire nationale, a dit Augustin Thierry, est pour \ tous les hommes du même pays une sorte de propriété commune; c'est une portion du patrimoine moral que chaque génération lègue à celle qui la remplace".

PREFACE

Par r Histoire, le sentiment de la Patrie s'accentue d'âge en âge dans les coeurs; et c'est précisément l'une de ses plus claires missions de fortifier, d'éclairer et de justifier ce précieux sentiment. Les énergies vitales de notre nationalité doivent, sa7is doute, heaucoup aux études historiques.

Pour être précieuses, ces études représentent de considérables labeurs en recherch&^. Ceux qui écrivent l'histoire générale me rappellent l'ingénieur qui trace une route en pays mal connu. Mais que ne devons-nous pas à tous les obstinés chercheurs qui s'appliquent à élargir cette route et à lui faire franchir des obstacles que leurs prédécesseurs avaient considérés comme insurmontables? Les uns et les autres collaborent à une oeuvre géante autant que salutaire, et qui intéresse chacun de nou^.

M. Benjamin Suite a écrit l'histoire en grand et en détail. Il est à la fois ingénieur et cantonnier. Durant sa longue et fructueuse carrière, il n'a cessé de promener à travers notre merveilleux domaine historique un flambeau inquisiteur, qu'alimentait une ardente passion pour la vérité, un souci de l'exposé précis et révélateur. Combien de faits, restéis jusqu'à lui imparfaitement compris ou totalement ignorés, n'a-t-il pas mis en parfaite lumière?

Ses écrits sont considérables. Il les a disséminés dans des articles de journaux et de revues, tant du Canada que de l'étranger, dans des conférences et des mémoi/res de sociétés tavantes, enfin dans des opuscules et des in-quartos, depuis longtemps épuisés.

Nul ne l'ignore, il n'y a pas de bibliothèque où se puisse trouver une collection complète des nombreuses publications

PREFACE

auxquelles M. Suite a collaboré; en outre, l'auteur a souventes fois retouché ses écrits, afin de les enrichir et de les mettre à point; mais ils restent épars.- Les fruits de tant de recherches consciencieuses et perspicaces ne doivent pas rester inaccessibles à la légion des compatriotes et de tant d'étrangers qu'intéresse le passé canadien.

C'est avec cette préoccupation que nous mettons en volumes une première série de Mélanges historiques. Il va de soi que ces études, écrites au cours d'un demi-siècle, n'ont d'autre lien entre elles que celui de se rapporter à notre histoire. On trouvera donc la variété dans l'unité.

Leur vénérable auteur, qui ne connaît pas l'oisiveté et qui a travaillé sans relâche, veut bien approuver notre initiative en revisant ses écrits. On peut dire, par conséquent, qu'ils sont définitifs. Grâce à la découverte de documents, grâce aussi à la publication d'ouvrages historiques à l'étranger se rapportant à l'histoire du Canada, certaines pièces de M. Suite ont été transformées au point de leur donner le caractère dé l'inédit. Partout du neuf, jamais de redites, toujours de l'utile savoureux.

La matière des Mélanges historiques consiste en études d'une importance de premier ordre, sur des points inaperçus ou simplement effleurés par d'autres historiem. De même qu'il n'est nul détail du patriotisme menacé qui doive être négligé, il n'est pas un point d'histoire, pas un personnage, pas une situation dont la connaissance puisse nous laisser indifférents.

D'ailleurs, quel travail de longue haleine, quelle histoire générale d'une nationalité a la prétention de tout dire? Les

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