‹ Mélanges historiques; études éparses et inédites de Benjamin Sulte;Chapitre 39 sur 62 · LA FORMATION DES GRANDS LAOS · texte numérisé non relu

LA FORMATION DES GRANDS LAOS

de lacs qui constellaient la boule ou globe terrestre se mirent à couler dans le sens de /pentes à mesure que les secou&ses des feux volcaniques créaient des -inégalités, des bas-fonds et des élévations tout autour de leurs rives (2) . De ces mouvements sont nés les fleuves et les rivières. Dans certaines parties du monde ces transformations se sont produites, sinon avec rapidité, du moins plus vite que les auitres. Il y a trois mille ans que les derniers vestiges ide l'époque lacustre sont disparus de la France, tandis que tout le nord du Canada en est enicore couvert aujourd'hui, sans compter les lacs Supérieur, Michigan, Huron, Erié, Ontario, Champlain, Saint-François et Saint-Pierre, qui représentent toujours les âges primitifs, et auxquels il faudra des milliers d'années pour s'assécher de manière à crei^ser le fleuve Saint-Laurent jusqu'à ses sources.

Citons M. Eedus: "Il faut remarquer que la partie boréale de l'Amérique du Nord qui s'est débarrassée des glaces est encore dans la période lacustre qui suivit les âges glaciaires. Ces lacs ont déjà notablement diminué, mais en plusieurs districts, leurs bizarres labyrinthes occupent encore plus de la moitié du territoire; les rivières n'ont point régularisé leurs cours comme celles de la zone tempérée en Europe et en Amérique, mais, comme les courants Scandinaves et finlandais, ce sont des enchaînements de lacs irréguliers, unis les uns aux autres par des échelons de rapides, des sauts, des cataractes, des chaudières. A cet égard, le Canada est la légion la plus curieuse du monde entier ; même ses plus grands fleuves, encore jeunes dans l'histoire de la Terre, sont interrompus par de formidables chutes."

2. Ils y perdirent leurs eaux salé-es qui, bientôt, furent remplacées pax cedles de Ha pluie ; voilà comment du lac Supérieur et de ses frères ne coulent que des eaux douces.

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