Thierry Desdames alla plus tard à l'île de Miscou
Nicolas Pivert, employé à la ferme du cap Tourmente où Fon commençait à élever des bestiaux et faire du foin depuis trois ans.
Marguerite Lesage, sa femme, avec leur nièce et un jeune homme.
Pierre Desportes, Françoise Laoïglois, sa femme, et leur fille Hélène Desportes ; ils devaient être parents d'un membre de la 'Compagnie des Cent-Associés qui se nommait aussi Desportes.
Adrien Duchesne, chirurgien, et sa femme, de nom inconnu.
Guillaume Hubou, commençait à cultiver la terre à la bêche et s'en tirait passablement bien; Marie Eollet, sa femme, veuve de Louis Hébert, apothicaiire, le premier qui sema du grain pour se nourrir. Elle avait un fils.
Il se trouvait dans les bois cinq interprètes de grande valeur qui refusèrent de vivre avec les Anglais et ne reparurent qu'au retour de Champlain en 1632. C'étaient:
Jacques Hertel, non encore marié. Il est l'auteur d'une famille célèbre et dont le fils fut anobli par Loux^ XIV.
Jean Nicolet, demeura au Nipissing, découvrit le Wisconsin, fut l'un des premiers commis des Cent-Associés et laissa une fille qui devint la mère de Le Gardeur de Saint- Pierre, fameux dans les guerres et les découvertes.
François Marguerie, qui épousa la soeur de Hertel. Pas de descendance.
Thomas Godefroy, célibataire, brûlé par les Iroquois en 1652.
Jean Godefroy, son frère, homme considéré, anobli par Louis XIY, fondateur d'une famille importante.
Le lecteur a sous les yeux tous les Français qui s'étaient faits Canadiens et qui demeurèrent tels. Leurs descendants
sont encore parmi nous — sauf les cas de Champlain, Marguerie et Brûlé qui n'ont pas laissé d'enfants.
D'autres Français, qui ne devaient pas faire souche ici, continuèrent à résider autour de Québec. Ce sont:
Gros-Jean, de Dieppe, interprète algonquin, ami des Kertk.
Le Baillif, né à Amiens, arrivé en 1622 en qualité de sous-commis et chassé vers 1628 '"'pour être grandement vicieux". Il se donna aux Anglais qui l'employèrent au magasin de traite.
Corneille, sous-commis, peut avoir été parent du grand Corneille, car tous deux étaient de Eouen et du même âge.
Pierre Eaye, charron, natif de Paris, qualifié de "renégat, perfide, traître et méchant" p-ar 'Champlain.
Le Cocq, charpentier, et Froidemouche, travailleur, capturés par les Anglais alors qu'ils cherchaient à repasser en France dans les navires du sieur de Caën.
Sur quatre-vingt-dix Anglais, il en mourut quarante le premier hiver; vingt hommes arrivèrent durant Tété de 1630, de sorte que les Anglais étaient au nombre de soixante-dix l'hiver de 1630-31, à Québec. Nous ne savons pas combien ils étaient lliiver de 1631-32.
On observe qu'ils ne cultivèrent point le sol, mais se jetèrent avec ardeur dans le trafic avec les Sauvages.
Les Kertk avaient occupé Québec du 20 juillet 1629 au 13 juillet 1632, soit trente-six mois, et s'étaient procuré des masses de pelleteries qui leur valurent une petite fortune. Ils étaient habiles commerçants; par la suite, ils devinrent riches.
Louis Kertk fut créé chevalier et joua un rôle dans la marine marchande -et militaire que l'on vit se développer sous Cromwell de 1650 à 1658. L'une de ses filles épousa