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CHAPITRE IX

RETRAITB DE CHAMPAGNE* liB PIUNCE ACHÈVE SON ÉDUCATION BnUTAIBB , ÇT VA REJOINDRE L^AK- XÉE DE CONDÉ.

la retraite de ChaïKipagoe, le changement de$ é?éiieinents , les jalousies politiques , les différents intérêts des divers c;9binetSy re« tinrent les princes oisifs jusqu'en 1794* Pendant ce temps-là, la moparchie disparut^ et Louis XVI y en montant au ciel , lais^ le drapeau de cette monarcïiie fiu prince de G>ndé. Mf le duc de Berry briUoit d^ se ranger sous cette bannière^ mais il falloit attendre l'ordre des tms, afin qu'un fils de France put tirer l'épée. M^ le duc d'Apgoulême et M^ le dup de Berrj, retirés au château de .Ham , profitèrent de ce repos pour perfectionner leur éducation militaire» Ils devinrent d'excellents cavaliers, en suivant le conseil d'un grand

MEMOIBES

, homme de l'antiquité * , qui veut que le maître de la cavalerie commenoe ses revues par de pieux sacrifices. Bien n'étoit agréable comme de voir M»' le duc de Berrjr, si Jeune encore, manier avec adresse des chevaux fougueux ; créatures de Dieu si nobles par ellesmêmes , qu'elles ont donné leur nom aux dàs-

1» ses de la société humaine les plus distingué^ y

les plus braves et les plus généreuses. ^

Dans le cours de l'année^ 1794 , Ms"* le duc d'Angoulêmo^ai^ 'f ejoilbdre , avee son père Ms' le cqcalc d'ArtoÎ5% les corps d'émigrés îmB^i qui combattoient dans la Flandre

.. ,i;-' - -autrichienne et datis la Hollande. Me' le duc

^^î-*'- deJBctry > à peine âgé de' seize aus, obtint la ''.'^, \» permission de se rendre à l'armée de G>ndé. f^î :: Dans son transport, il écrivit sur-le-champ au prince sous les yeux duquel il alloit combattre^ : « Monsieur mon cousin, je ne puis vous n'exprimer la joie que j'ai éprouvée lorsque » mon père m'a annoncé que j'allois servir

^ » sous vos ordres. J'ai une grande impatience

n de vous voir, ainsi que tous les braves gen-

a Hamr97 juin 1794.

» tilshommes que Vous commandez. Je suis 9 gentilhomme comme eux; c'est un titre > dont je m'honore , et j'espère que tous trou- » Terez en moi la même soumission , et surtout A le même zèle. »

Un mois après ^ il avoit rejoint l'armée. Il arriva le 28 juillet à Rastadt^ accompagné du comte de Damas-Grux^ et du chevalier de Lageard. Le prince de G)ndé, en le recevant et le serrant dans ses bras^ lui dit : a Je crains B bien , Monseigneur ^ que nous ne vous amu- » sîons pas autant cette campagne que nous B aurions pu le faire l'année dernière; mais » ce n'est pas ma faute. » Ces amusements d'un Condé convenoieut parfaitement à un fils de France.

Frère de M. le duc de Damas, premier gentilhomme de H|r le doc d'Angoiilème.

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