‹ Mélanges historiquesChapitre 15 sur 87 · CHAPITRE XL · texte numérisé non relu

CHAPITRE XL

MONSEtaMBUR LB BtTC Bfi BERHY A L^AHMÉE DE

OONDÉ.

Le lendemain de l'arrivée du fils de France, le prince de G>ndé tint un conseil secret. 11 recommanda à M. le baron de la Rochefoucauld, maréchal des logis, de veiller à la sûreté de Mb' le duc de Betry : « Mais prenez garde B qu'il ne s'en aperçoive , ajouta-t-il , car il » s'en fâcheroit. n C'est de la surveillance à la manière des héros ; les balles sont plus faciles à conjurer que les poignards. «

Ms' le prince de Coudé remercia S. » R.

Me' le comte d'Artois de la marque dé confiance qu'il avoît bien voulu lui donner en lui envoyant son fils ; il l'assuroit qu'£^ prendrait le plus vif intérêt aux succès certains du jeune prince doué par le Ciel des plus heurewses dispositions '• Ms*'le duc de Berry servit

* Août 1794. Lettre da prince de Coudé k S. À. R. Mgr le conte d'Artois.

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d'abord comme volontaire. M^'le prince de G>ndé lui présenta les officiers les plus distingués de l'armée, et ceux qui avoientété blessés dans les campagnes précédentes. Le jeune prince se fit remarquer par son amour pour la discipline^ et {lar son empressement à se soumettre aux règlements militaires. Il ne se plaignoit jamais que dès usages étrangers à la France. « Il faut, s'écrioit-il, aller prendre les » grosses bottes et tout l'attirail d'un Prussien, » moi qui suis François autant que possible * • » n étudioit les nouveaux et les anciens cbamps de bataille. Il visita Philipsbourg oik périt le maréchal de Brunswick , et le champ de Saltzbadi où tomba l*urenne. U vouloit assister aux moindres affaires. Lorsqu'on lui représentoit qu'il se feroît blesser : « Tant mieux, » disoit-il , cela fait honneur à une famille. » Il écrivoit à une femme : « La guerre va recom- » mencer. Nous en serons, nous autres prin- I» ces. Il ùtui espérer, pour l'honneur du corps, M que quelqu'un de nous s'y fera tuer. » Un billet de la même ann^ " montré lagaîté guer*

' Lettre k M. le conàte d'Haatefoit.

* Rastadt, lo août 1 794.

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liere du prince ; il est adressé au jeune Ticomte César de Chastellux :

« Votre aimable lettre m'a fait un grand > plaisir 9 mon cber César; je suis cbarmë du » désir que vous me montrez d'imiter ^otre » pràlécesseur, et d'entrer dans les Gaules; » vous y trouveriez des Vercîngentorix , des » Dumnorix en grande quantité ; mais je ne » doute point que votre courage et la cause s que vous soutiendriez ne vous les fissent « vaincre aisément J'espère que sous peu d'an- » nées TOUS pourrez vous montrer digne de » votre prédécesseur et de vos respectables pa- » rents. »

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