‹ Mélanges historiquesChapitre 17 sur 87 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

LOUIS xvni EST paocxAuâ a Vaxuèr qe

OONDâ.

L'iaiiiB de Gondë ofFroît l'image d'un camp des premiers Francs ; c'étoit toute une patrie : ou y trouvoit des princes logés sur des chariots, des magistrats à cheval y des ipissîonnaires enseignant l'Évangile et distribuant la justice. £n même temps que l'on se hattoit , on s'occupoit des affaires domestiques, et de œlles de la religion et de l'État : tantôt , après an assaut, ou une poursuite , on relevoit une croix que les républicains avoient abattue ; tantôt on versoît des larmes aux récits de quelques gentilshommes-soldats qui étoient par- Tenus à voir l'Orpheline du Temple. On s'inqoiétoit des destinées futures de l'armée : que deviendroît-elle? que feroît-elle? Le prince Charles l'a voit louée dans un ordre du jour; on étoit ravi : tous les maux étoient oubliés. Les

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corps ëtoient prêts à se dissoudre , faute des premières nécessités militaires ; on étoit consterné : tout à coup M. le duc de Richelieu arrÎYoit avec un peu d'or, et le loyal petit-fils du brave maréchal faisoit renaître Vespérance. Sous la tente > au bivouac , autour du feu des grand'gardes, onredisoit des aventures étranges, on racontoit des histoires de son enfance , de sa famille, de son pays , et , oubliant les injustices de la France , on admiroit même les victoires des François.

Le 1 5 juin 1795, on apprit au cantonnement de Steinstadt la mort de Louis xvii. Le 16, au matin , l'armée prit les armes., Un autel fut dressé à la lisière d'un taillis ; un aumônier 7 célébra la messe. Après le service divin, Mp le prince de G>ndé, accompagné de Ms" les ducs de Berry, de Bourbon et d'Ënghien, se tourna vers l'armée et dit:

« Messieurs, Ms' le duc de Berry m'or- » donne de prendre la parole. A peine les n tombeaux de Louis xvi , de la reine et de » leur auguste Sœur se sont-ils fermés, que » nous les voyons se rouvrir pour réunir à ces }) illustres victimes l'objet le plus intéressant

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» de notre amour, de nos espérances et de » nos regrets... Après avoir invoqué le Dieu B des miséricordes pour le roi que nous per- B dons y prions le Dieu des armées de prolon- » ger les jours du roi qu'il nous donne. Zée B 7w Lomé xni est mort : Vive le roi » Louis xriiij »

Le canon répondit au cri de Phéritier du grand Condé ^ Mer le duc de Berry éleva un drapeau blanc , et , sur ce pavois du nouveau Champ-de-MarS; proclama le premier le monarque qui devoit lui fermer les yeux.

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