CHAPITRE VIL
ABRIVÉE DE MADAME lA DUCHESSE DE BERBY A
Uk détachement de la garde royale se rendit en Provence. M*^^ la duchesse de Reggio, M™* de la Ferronnays , M™" de Bouille , ]V[me je Gôntauty M. le duc d'Havre, M. le duc de Lëvis , M. le comte de Mesnard, attendoîent à Marseille l'arrivée de la princesse Caroline. Elle avoit déjà assisté à Naples à des fêtes brillantes, fêtes qui semblent éternellement préparées sur les bords de ce golfe où tout ce qu'on aperçoit , ciel , mer, campagne , palais , ruines, se rattache à des plaisirs du moment ou à des joies passées. Embarquée sur un vaisseau napolitain, M™^ la duchesse de Berry traversa la mer qui avoit vu passer son aïeule y Marguerite de Provence, femme de saint Louis, revenant de la Terre-Sainte, où elle avoit partagé les malheurs de son époux et de son roi*
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Marseille déploya à l'arrivée de la princesse cet enthousiasme qu'elle tient du sang de l'Ionie y de la beauté de son soleil , des chansons de ses troubadours , et du souvenir du bon roi René. Caroline de Bourbon fut reçue comme Marie de Médicis , au devant de laquelle Henri iv avoit envoyé le connétable, le chancelier y le duc de Guise , et les princesses douairières de Guise et de Nemours. Mais écoutons les deux époux : ils vont nous raconter leur histoire; et avec quel charme !