ITE LE HOI
aax Ordres du Saint-Esprit et de Saint-Louis ; et j depuis le régime dç Louis xit, ils s'enga*geoient à poursuivre les duels, sans jamais faire grâce aux duellistes.
Gomme soutenir des premières assemblées de la nation^ on demandoit aux grands et au peuple 9 témoins du courosmement du Sonvelaîn y 9*ily avoU âme qui voulâi contredire '• On lâchoit ensuite des oiseaux dans l'église , toutes les portes ouvertes : image naïve de la liberté des François. Notre constitution actuelle n'est que le texte rajeuni du code de nos vieilles franchises*
C'est cette constitution que les successeurs de Louis xvui devront désormais jurer de maintenir, dans la solennité de leur sacre *y en ajoutant ce serment de la monarchie nouvelle au serment de l'ancienne monarchie* Ainsi Charles x , après avoir reçu le complément de sa puissance, des mains de la religion, paroîtra plus auguste encore , en sortant , consacré par l'onction sainte, des fontaines où fut régénéré Clovis*
* HiiMucrits de Dachesne.
Charte, art. ^i.
3a2 LE ROI EST MOBT : VIVE LE ROI !
Cest une chose dont les oonsëquenoes sont immenses aujourd'hui pour notre patrie^ et dans les circonstances actuelles, qu'un monarque mourant au milieu de ses sujets , et transmettant son héritage à son successeur. Le dernier événement de cette nature date de cinquante années, car on ne peut pas compter l'immolation de Louis xvi. L'holocauste du joi martyr ne fut suivi ni d'une pompe funéraire, ni d'un sacre , un nouveau règne ne commença point au pied des autels^ et il y eut en France quelque chose de ces ténèlnres qui couvrirent Jérusalem à la mort du Juste*
Que Dieu accorde à Louis xviii la couronne immortelle de saint Louis ! que Dieu bénisse, sur la tête de Charles x , la couronne mcurtelle de saint Louis !
LE ROI EST MORT : VIVE LE ROl!
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L'avciennb constitution de la France fat attaquée par la tyrannie de Louis xi , affoî^ blie par le goût des arts et les mœurs voluptueuses des Valois ; détériorée sous les premiers Bourbons par la réforme religieuse et les guerres civiles , terrassée par le génie de Richelieu , enchaînée par la grandeur de Louis sxv , détruite enfin par la corruption de la R^ence et la philosophie du dix-hui* tième siksle*
La révolution étoît achevée lorsqu'elle éclata : c'est une erreur de croire qu'elle a renversé la monarchie; elle n'a fait qu'en disperser les ruines , vérité prouvée par le peu de résistance qu'a rencontré la révolution. On
3^6 DE LA vehués»
a tué qui on a voulu ; on a commis sans efforts les crimes les plus violents , parce qu'il n'y aToit rien d'existant en effet , et qu'on opëroit sur une société morte. La vieille France n'a paru vivante., dans la révolution , qu'à l'armée de Gondé et dans les provinces de l'Ouest. Une poignée de gentilshonunes, commandés par le descendant du vainqueur de Rocroi, a terminé dignement l'histoire de la noblesse Françoise , et les paysans vendéens ont montré à l'Europe les ancienhes Communes de France.
Nous allons rappeler ce que la Vendée a fait pour la monarchie , ce qu'elle a souffert pour cette monarchie; puis nous dirons ce que les ministres du Souverain légitime ont fait à leur tour pour la Vendée. Il est bon qu'un pareil tableau soit mis sous les yeux des hommes : il instruira les peuples et les rois.