‹ Mélanges inédits de MontesquieuChapitre 111 sur 150 · MEMOIRE CONTRE LWRRÈT DU CONSEIL · texte numérisé non relu

MEMOIRE CONTRE LWRRÈT DU CONSEIL

Seconde Raiso}i. — Il faut craindre la disette du blé dans la Guyenne.

Réponse : La Guyenne a, à peu près, assez de blé dans les années ordinaires; elle en manque dans 5 les stériles. Elle a cela de commun avec les autres pays.

Il est vrai que, même dans les années abondantes, une partie de la Guyenne n'a point assez de blé, et cela n'en est que mieux, parce que cette partie 10 consomme le blé surabondant de l'autre et des provinces voisines.

Il n'y a presque point de ville considérable dans le roj^aume où, dans les années stériles, le prix du blé ne monte plus haut qu'à Bordeaux : depuis plus 15 de quinze ans, le prix du pain, pour les artisans, a été au-dessous de deux sols la livre, à quelques mois près- Bordeaux, communiquant à la mer, a des ressources promptes. Aussi la cherté du blé n'y a 20 jamais duré plus d'un mois ou deux. Or, ce n'est que la continuité du mal qui le rend intolérable, par l'épuisement du crédit et des ressources de chaque famille.

On peut mettre, en principe, que toute ville qui 25 communique à la mer, qui n'est point assiégée, qui a un équivalent à donner pour une marchandise, a bientôt cette marchandise. Et il ne faut point objecter le cas de la guerre, car le commerce n'est pas toujours prohibé entre les états qui sont en 30 guerre, et, d'ailleurs, si l'on est en guerre avec un état, on ne l'est pas avec l'autre.

Il me paroît que ceux qui crient tant contre la culture des vignes, en faveur de celle des terres, n'ont pas une idée juste de la chose.

Quand on arracheroit aujourd'hui tous les vignobles du rovaume, pour en faire des terres laboura- 5 blés, l'e dis qu'on ne gagneroit pas par là de quoi nourrir un homme de plus; et, si l'Angleterre et le Nord avoient assez de vignobles pour fournir aux besoins de leurs habitants, je dis encore que ces pays ne nourriroient pas un homme de moins. 10

Voici comment.

Quand une nation n'a point de vin, elle fait usage de quelque autre liqueur, et c'est la bière qu'elle choisit, comme plus propre à suppléer au vin. Mais, pour faire cette bière, il lui faut des grains. Il 15 est donc nécessaire qu'une partie de ses terres labourables soit emplo3'ée pour la boisson de ses habitants.

Pour faire un demi-muid de bonne bière, il faut à peu près un septier d'orge. Mais une terre qui donne, en nature de vigne, un demi-muid de vin ne peut 20 guère fournir qu'un septier d'orge, en terre labourable. Il n'y a donc point d'épargne à n'avoir point de vignes.

Toutes choses égales, la consommation de la bière va plus vite que celle du vin, soit parce que la bière 25 se boit avec moins de précaution, soit parce qu'elle est toujours à meilleur marché. La culture des terres étant moins chère que celle des vignes, il faut donc qu'un état employé plus de ses terres pour faire boire de la bière à ses habitants que pour leur 3" donner du vin.

MÉMOIF^K CON'TRK L'ARRÊT DU CONSEIL 257

En France, une certaine mesure de vin fait l'office d'un septier d'orge. En Angleterre et en Flandre, un septier d'orge fait l'office de cette mesure de vin.

Mais, si, en France, une certaine mesure de vin

5 représente un septier d'orge, cette même mesure,

transportée dans les pays étrangers, pourra se

vendre à un tel prix qu'elle représentera dix, quinze

et vingt septiers.

Troisicmc Raison alléguée. — On doit craindre la 10 rareté des fourrages.

Réponse : C'est une illusion; il y a assez de fourrages dans la Guyenne.

M. de Courson — qui en a été intendant — pour-

roit bien dire quelle quantité, il en sut tirer, en

15 17 19 et 1720, pour l'armée d'Espagne. Cependant

ils n'enchérirent pas extraordinairement pour les

particuliers.

Quatrième Raison alléguée. — La façon des vendanges et les journées des manœuvres sont montées 20 à un trop haut prix.

Réponse : Il ne faut pas donner des accidents pour des raisons, ni des choses passagères pour des permanentes.

On sait que la cause de la cherté des ouvriers 25 dans le royaume étoit la fausse opulence du Système et l'habitude qu'avoit prise un ouvrier de se faire payer très chèrement, habitude dont il ne vouloit pas se départir, et qu'il a pourtant, à la fin, été obligé d'abandonner.

30 En général, dans ces sortes de choses, la cupidité ne doit jamais être écoutée : les propriétaires se

plaindront toujours de ce que les ouvriers sont trop chers, et les ouvriers, de ce qu'ils travaillent à trop bon marché.

Cinquièfne Raiscrn. — Enfin, on dit que la culture des vignes occupe trop de monde, et que l'espèce 5 manque.

On répond que pour parvenir à empêcher que l'espèce ne vienne à manquer il faut trouver le moyen d'occuper beaucoup de monde.

La lecture de ce mémoire suffit, je crois, pour faire 10 sentir le peu d'importance des motifs qui ont déterminé l'arrêt qui défend les nouvelles plantations dans la généralité de Guyenne.

Quoique celui qui le présente ne soit qu'un simple particulier, il a cru devoir le donner, pour son 15 intérêt propre. Il a acquis des fonds en friche ou landes dans un pays où il a tout sujet d'espérer d'y faire venir des vignes d'un très haut prix. Ces terres ne lui ont coûté que soixante livres, comme il paroît par le contrat ci-joint; et il espère, par son travail, 20 ses dépenses et son industrie, en faire une terre qui vaudra quatre ou cinq cent mille livres. Il semble qu'un pareil dessein ne devroit point trouver d'obstacles de la part de l'État.

Page 4, ligne 4. — Il semble qu'il faudrait : aux héros, .tu lieu de : au héros, que donne le manuscrit.

Page 7, ligne 12. — Dans le manuscrit, tout un alinéa sur les exploits militaires de Cicéron est biffé à la suite de celui qui se termine par les mots ôter mille vies.

Page S, ligne 9. — Les paroles que Montesquieu met ici dans la bouche de Cicéron sont une traduction très libre de la dernière moitié du chapitre x de la Seconde Philippique.

Page 8, ligne 25. — Voyez la Seconde Philippique, chapitre XII.

Page 9, ligne lO. — Cette expression est empruntée à Horace: Odes, I, XII, V. 47.

Page 10, ligne 28. — Dans la description du manuscrit, nous avons dit que l'alinéa qui commence à cette ligne est d'uue encre plus pâle et d'une écriture plus grosse et plus penchée que le reste du Discours. L'écriture est celle de la note qui se trouve au commencement de l'ouvrage, et où l'auteur parle de sa jeunesse au passé. L'alinéa a donc été ajouté par Montesquieu lorsqu'il était dans l'âge mûr.

Page 10, ligne 29.— C'est de Sénèque le rhéteur qu'il s'agit dans ce passage, dont le tour rappelle celui du texte original.

Page II, note i. — Il faudrait : Dix -septième, au lieu de : Septième Controverse.

Page 16, ligne 11. — On lit, dans le manuscrit, à la suite des mots être le portrait, un passage biffé et ainsi conçu : « De me voir forcé par le choix d'une illustre académie de recevoir la loi d'un sujet que je me serois choisi moi-même. »

Page 20, ligne 4. — Nous rétablissons l'alinéa qui commence ici, bien qu'il soit biffé dans le manuscrit, afin de ne pas interrompre la suite des idées. Montesquieu avait eu, d'abord, l'intention de citer le vers d'Ovide :

Komen amicitia est, nomen inane fides.

(Artis amatoriœ Liber I, v. "jAo.)

Page 20, ligne 26. — Dans l'alinéa qui commence ici, Montesquieu s'est inspiré du De Amicitia de Cicéron, et spécialement des paragraphes 90 et suivants.

Page 20, note 2. — Cette sentence de Diogène semble empruntée à la traduction latine du Florilegium de Stobée, par Conrad Gessner. Elle ne lui est pas, cependant, tout à fait conforme. On y lit : ... veliiti sepulchro quopiam... inscriptum est , au lieu de : ... vehit in sepidchra qtiœdani... insculptum est. — Voyez Sermo xiv, page 149 de l'édition de Stobée de 1609.

Page 22, ligne 4. — Voyez Virgile, JEnéide, VI, v. 187.

Page 22, ligne 24. — Voyez 0\'\à.Q, Métamorphoses ,Y\\\^\ . 178.

Page 2 5, ligne 25. — Voyez Lampride, Vie de Commode, chapitre VIII. Montesquieu a substitué deux fois, dans sa citation, le mot appellatus, au mot vocatus.

Page 26, ligne 7. — Montesquieu vise ici un passage de la seconde Lettre de Platon à Denys de Syracuse, passage qu'il peut avoir trouvé dans le Florilegium de Stobée, tout comme la citation d'Homère qui suit. — Voyez Sermo xiv, page i5o, et Sermo xil, page 140.

Page 26, ligne 10. — Voyez Homère, Iliade, chant IX, v. 3i3.

Page 26, ligne 12. — Voyez Euripide, Hippolyîe, v. 486 et 487.

Page 27, ligne 5. — Montesquieu semble s'être inspiré dans les lignes qui suivent d'un épisode du livre II des Aventures de Télémaqiie. On sait qu'il qualifiait de « divin » l'ouvrage de Fénelon. — Voyez ses Pensées diverses (Œuvres complètes de Montesquieu, édition d'Éd. Laboulaye, tome VII, page i58).

Page 29. — Montesquieu n'a pas seulement emprunté à Lucien te titre de son Histoire véritable. Il lui a pris une foule d'idées et de traits particuliers. C'est dans la traduction de Perrot d'Ablancourt qu'il semble avoir étudié l'auteur gjec.

Page 33, ligne 25. — A la suite de l'alinéa qui finit par le mot rien, l'auteur en a biffé, sur le conseil de J.-J. Bel, un autre, que celui-ci trouvait trop grossier.

Page 35, ligne 16. — A la suite de l'alinéa qui finit par le mot premiers, l'auteur en a biffé un où il parlait d'une métamorphose en perroquet. Montesquieu a écrit de sa main en marge du nianuscrit: « Oter cet article. »

Page 35, ligne 17. — En marge de l'alinéa, qui commence ici, Montesquieu a écrit : « Bon. »

Page 35, note i. — Cette variante est autographe.

Page 3G, ligne 3o. — Il semble qu'il faudrait : trouvai, au lieu de : troHvois.

Page 38, ligne i . — Il faudrait ici: Diodes ou Damir, an lieu de : Ayesda. C'est, en effet, Ayesda, qui est censé parler. Une erreur identique se trouve dans d'autres passages, qu'on lira aux pages 40, 43, 45, 46, 48, 34, 57, 58, 60, ô(j, G9, 75, 81 et 82. Ne serait-ce pas l'indice d'un remaniement? La variante du commencement de la seconde partie de l'ouvrage permet de le croire. — Voyez page 83, ligne 1 1, et surtout page 94, ligne 5.

Page 40, ligne 4. — Voyez, à la page 83, une variante du commencement de la seconde partie de l'Histoire véritable, variante qui est intercalée dans le manuscrit avant la leçon que nous donnons ici.

Page 40, note i. — Cette note est autographe, au moins jusqu'au mot partie.

Page 49, ligne 2. — 11 semble qu'il faudrait: qu'il accompagne, au lieu de : qui Vaccompagne.

Page 3o, ligne 20. — Il semble qu'il faudrait : s'affaiblit, au lieu de : tn'affoiblit.

Page 5o, ligne 27. — Il semble qu'il faudrait: il n'étoit pus plus mauvais, au lieu de : il n'étoit pas si mauvais.

Page 5i, note i. — Cette note est peut-être autographe.

Page 38, ligne ô. — La tournure : ... de quoi serions-nous devenus? est gasconne et se retrouve à la page 81, ligne 22.

Page 68, ligne itî. — Le manuscrit porte : Troisième, au lieu de : Quatrième partie.

Page 68, ligne 26. — Dans l'alinéa qui commence ici, Montesquieu a imité le début du traité de Lucien, qui a pour titi c : Comment il faut écrire l'Histoire.

Page 69, ligne 18. — A la suite de l'alinéa qui finit par les mots à soi-même, l'auteur en a biffé un qui était insignifiant.

Page 72, ligne 14. — Dans l'entretien qui commence ici, Montesquieu a imité le début du Timon de Lucien,

Page 74, ligne 3o. — A la suite de l'alinéa qui finit par les mots et la vie, une page tout entière est restée en blanc dans le manuscrit.

Page 80, ligne 3. — Il est curieux de comparer le développe ment qui commence ici avec le chapitre ix du livre III des Essais de Montaigne. Voyez notam.ment le passage qui débute par ces mots: <v Non parce que Socrates l'a dict... »

Page 80, ligne 23. — Le paragraphe qui commence ici a été. publié, avec des modifications peu importantes, dans les Pensées diverses de Montesquieu. — Voyez le tome VII des Œuvres complètes (édition d'Éd. Laboulaye), page 07.

Page 83, ligne 2. — La variante du commencement de la première partie a été écrite par Montesquieu lui-même, à la suite d'une autre, sur une feuille de papier fixée, avec de la cire noire, à la page i de la quatrième partie. — Voyez page 83, ligne 10.

Page 83, ligne 9. — La variante du commencement de la seconde partie est écrite sur une grande feuille de papier qui enveloppe tout le manuscrit de cette partie.

Page 84, ligne 10. — La variante du commencement de la quatrième partie a été écrite par Montesquieu lui-même, en tête de la feuille de papier fixée, avec de la cire noire, à la page i de cette partie.

Page 85, ligne i5. — Montesquieu s'est conformé au conseil que J.-J. Bel lui donnait dans ce paragraphe.

Page 85, ligne 20. — On sait le rôle que le Mississipi joua dans Icb spéculations de la Compagnie d'Occident fondée, en 1717, par Law.

Page 8b, ligne i. — Montesquieu a encore suivi le conseil que le critique lui donnait dans ce paragraphe.

Page SG, ligne 21. — Montesquieu a également tenu compte de l'observation sur l'anneau.

Page 87, ligne 3i. — Voj'ez Diogène Laërce, VIII, iv.

Page o3, ligne 21. — UHistoire amoureuse dont le critique parle ici, et dont l'étendue lui paraissait exagérée par rapport au reste de l'ouvrage, a disparu du manuscrit que nous possédons. Montesquieu l'aurait-il détachée du Méte)npsycosiste , pour er. faire le roman d^Arsace et Isménie, publié après sa mort? On remarquera que VHistoire véritable, telle qu'elle nous est parvenue, n'a que cinq livres, au lieu des six que J.-J. Bel a critiqués.

Page 93, ligne 28. — Si le livre V de la rédaction primitive est devenu (comme nous le pensons) le livre IV de la rédaction qui nous est parvenue, Montesquieu semble s'être conformé une fois de plus au conseil de J.-J. Bel en n'en conser\-ant que le début.

Page Q4, ligne 33. — Tout indique que notre livre V est bien le livre VI dont le critique relève le « ton si différent » des autres. Il est à noter que Montesquieu n'a pas cru devoir finir « avec quelque dignité » et par des « réflexions sur les richesses ». Le dernier épisode de X Histoire véritable nous paraît, du reste, plus en harmonie avec l'ensemble de l'ouvrage. Mais d'où vient ce barbier de Tarente qui apparaît à la page 82, et dont il n'avait pas encore été question? Évidemment, l'auteur se proposait de modifier profondément le cadre de son Histoire.

Page 100, ligne 14. — Le mot heureux a été écrit par Mon-

tesquitiu, au craj'on, au-dessus des mots secondé des Dieux, qu'il a biffés.

Page loi, note i. — Cette note est autographe et écrite au crayon.

Page 102, notes. .^ Ces notes sont autographes et écrites au crayon.

Page io3, note i.— Cette note est autographe et écrite au

crayon.

Page 109, ligne 12. — A cet endroit, l'auteur a biflfé une série d'alinéas qu'il a insérés dans VEsprit des Lois, ainsi qu'il l'a constaté en marge de la page i du manuscrit de VEssai sur les Causes, par cette note autographe : « Mis dans les Loix » ; note qu'il répète, plus loin, en marge de la page 5, dans les mêmes termes, et en marge de la page 8, sous cette forme : c Mis tout cela ». Les passages empruntés à V Essai forment les alinéas i à 7 du chapitre il du livre XIV de VEsprit des Lois. C'est à eux que se rapportent les notes écrites sur trois morceaux de papier intercalés entre les pages du manuscrit, notes conçues en ces termes :

« Faire une expérience sur un tendon, sur un nerf. Le mettre, tout du long, dans un long tuyau de verre an'êté par deux bouchons. Mettre à la glace. Voir si le nerf se racourcit à la glace. — Idem, si le tendron (sic). »

« Ext. Hist. nniv. — Constitution du climat de l'Espagne ancienne, p. igS. »

c Extrait d'Hérodote, p. 424, vol. Hist. tcniverselle : « Caricce > a-entis omnium illiiis temporis ingeniosissimœ . » — Vide hic tria inventa. »

Les quatre derniers mots de la troisième note ne sont pas empruntés à la traduction d'Hérodote, mais renvoient à la suite du passage cité. — Voyez Hérodote, I, CLXXi.

Page log, ligne i3. — L'alinéa qui commence ici a été écrit par Montesquieu lui-même, à la page 2 du manuscrit, en marge des passages biffés.

Page lOQ, note i. — Cette note a été écrite par Montesquieu lui-même, en tête de la page i du manuscrit.

Pao-e iio, ligne 21. — A cet endroit, l'auteur a biffé quatre alinéas, qu'il a insérés, en les retouchant, dans VEsprit des Lois, au livre XIV, chapitre il, dont ils forment les alinéas 8 à 11. Il a noté cet emprunt, dans le manuscrit de V Essai sur les Causes, en écrivant trois fois en marge : « Mis » .

Pa-^e 1 10, ligne 26. — A cet endroit, l'auteur a biffé six alinéas

qu'il a insérés dans V Esprit des Lois, au livre XIV, chapitre il, dont ils forment les alinéas 12 et i3, et chapitre x, dont ils forment les alinéas i, 2 et 7. Montesquieu a, d'ailleurs, remanié le texte qu'il empruntait ainsi à V Essai sur les Causes. Il a noté ces empnmts en écrivant cinq fois : « Mis », en marge du manuscrit de cet ouvrage. A côté du passage qui est devenu le second alinéa du chapitre x, se trouve une note qui n'est pas biffée, et qui n'est pas reproduite dans V Esprit des Lois :

« Voyez du sang mêlé avec de l'eau où vous infuserez de l'esprit de vin. »

Page 13 0, notes. — Les trois notes sont autographes. Page iri, ligne i3. — Il faudrait: attx palestres, au lieu de : au palestre, puisque palestre est du féminin .

Page III, note i. — Cette note est autographe. L'ouvrage auquel Montesquieu l'a empruntée est le recueil de fragments publiés par Henri de Valois (Paris, i634, in -40) sous le titre d^Excerpta. . .

Page 112, note i. — Cette note est autographe. Elle est écrite sur un morceau de papier fixé par une épingle à la page 21 du manuscrit.

Page ii3, note 1. — Cette note est autographe. Elle est écrite sur un morceau de papier fixé par une épingle à la page 2 3 du manuscrit.

Page II 3, notes 2 et 3. — Ces notes sont autographes. Elles sont écrites sur deux morceaux de papier intercalés, sans renvoi, entre les pages du manuscrit. Nous les rattachons aux passages qu'elles nous semblent compléter.

Page 114, note i. — Cette note est autographe. Page I iG, notes. — Ces notes sont autographes. Montesquieu vise sans doute, dans la première, l' avant-dernier paragraphe du traité Des Airs, des Eaux et des Lieux, par Hippocrate. Disons, toutefois, que, dans l'édition qu'il a publiée de cet ouvrage, Coray a réuni les autres passages d'auteurs anciens auxquels il peut être fait allusion ici.

Page 117, ligne 17. — A la suite de l'alinéa qui se termine ici, Montesquieu en a biiîé deux, et a écrit en marge : « Mis ces deux articles effacés ailleurs » . Ils sont relatifs à l'influence de l'air et aux effets des voyages. On en retrouve quelque chose aux fragments des pages i52 et i53.

Page J17, note 1. — Cette note est autographe. Page 118, note 3. — Cette note est autographe.— A la suite de l'alinéa auquel elle se rattache, Montesquieu en a biffé

un, qu'il a. transporté dans VEsprit des Lois. Il a constaté cet emprunt en écrivant en marge : c Mis dans les Loix, livre XIV , chapitre xil ». Le passage en question forme, en effet, le second alinéa du chapitre.

Page i2r, note 2. — Cette note est autographe. Elle est écrite sur un morceau de papier fixé par une épingle à la page 47 du manuscrit.

Page 123, ligne 16. — Il faudrait : qu'il, au lieu de : qui.

Page 125, note 2. — Cette note est autographe.

Page 126, note i. — Voyez Aulu-Gelle, Nuits Attiqiies, IV, XIX.

Page 126, notes 2 et 3. — Ces notes sont autographes. La seconde est écrite sur un morceau de papier fixé par une épingle à la page 60 du manuscrit.

Page 127, ligne 16. — Voyez Tite-Live, Histoire romaine, XXXIX, VIII, etc.

Page 128, ligne 21. — Voyez Huarte, L' Examen des Esprits, traduction de Vion d'Alibray (Paris, 1G61, in-8''), page 35 r.

Page 129, note i. — Cette note est autographe.

Page i3o, ligne g. — En marge de l'alinéa qui commence ici, Montesquieu a écrit deux mots illisibles.

Page i3i, note i. — Cette note est autographe.

Page i34, ligne 21. — La phrase qui commence ici a été écrite par Montesquieu lui-même, en marge de la page 83 du manuscrit.

Page i36, ligne 25. — Tout l'alinéa sur la chanson des Grecs a été écrit par Montesquieu lui-même, en tête de la page 90 du manuscrit. La traduction qu'il donne est celle de La Nauzc (Histoire de V Académie royale des Inscriptions..., tome IX, page 33o).

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