Cette note est autographe
2. — Voyez Strabon, Géographie, III, iv. I . — Les Matériaux que nous imprimons ici
faisaient partie d'une rédaction antérieure de VEssai sur les Causes. Ils y figuraient aux pages qui portaient les numéros 9 et 10, 37 à 44, 49 et 5o. Nous les donnons dans l'ordre où ils se suivaient primitivement.
Page 149, ligne 2. — La" note que nous plaçons en tête des Matériaîcx est autographe, et écrite en marge de la page 37, et non de la page 9 de la première rédaction de l'Essai.
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Page 149, ligne 5. — Les quatre premières lignes dulragment que nous donnons ici sont biffées dans l'original. Nous les rétablissons pour rendre intelligible la pensée de Montesquieu. En revanche, nous avons omis dans le texte la fin d'une phrase incomplète, dont le commencement se trouvait à la page 8 de la première rédaction: « ... rappellera le visage du père ou de la mère, c'est-à-dire : fera ressembler. »
Pao"e 1 5 1, lignes 14 a 16. — Il faudrait ici : « Pour l'intromission du sang et par le refus de l'intromission des esprits », au lieu du membre de phrase que donne le manuscrit, et qui est identique à celui qui le précède.
Page i52, ligne 18. — L'alinéa qui commence ici a été écrit par Montesquieu lui-même, en marge d'un passage biffé.
Page i52, ligne 22. — L'alinéa qui commence ici a été écrit par Montesquieu lui-même, sur un morceau de papier fixé par une épingle à la page 49 de la première rédaction de VEssai.
Page i33, note i. — Cette note est autographe.
Page iSy, ligne i. — En tête de la première page du manuscrit, on lit une note ainsi conçue : « Entièrement de la main de Montesquieu. »
Page i3-, ligne i3. — Il est curieux de comparer l'alinéa qui commence ici, et toute la suite, avec le chapitre viil du livre III des Essais de Montaigne, sur VArt de conférer. Voyez notamment le passage qui débute par ces mots : « On s'aperçoit ordinairement aux actions du monde... »
Page 160, ligne 12. — C'est de la minorité de Louis XV que Montesquieu nous semble parler ici.
Page 162, ligne 11. — L'alinéa qui commence ici est à rapprocher d'un passage du chapitre xvil du livre II des Essais de ^lontaigne : «Je ne sçais quelle commodité, ils attendent... »
Page i63, ligne 20. — L'alinéa qui commence ici est à rapprocher d'un passage du chapitre viil du livre III des Essais de Montaigne : « Ouy, mais il a mené à poinct ce grand affaire... ■>
Page 105, note I. — Marc-René, marquis d'Argenson, né le 4 novembre i652 et mort le 8 mai 1721, fut garde des sceaux et président du Conseil des finances, de 1718 à 1720; puis, ministre d'État.
Page 166, ligne 16. — A la suite de l'alinéa qui se termine par cette ligne, il y a un tiret dans le manuscrit.
Page 166, note i. — Claude Le Blanc, né le i"^"" décembre ibôq et mort le 19 mai 1728, fut secrétaire d'État de la gueiTe de 1718 à 1723 et de 1726 à 1728.
Page luG, note 2. — Jean Law, né en 1G71 et mort en 1729, fut contrôleur général en 1720.
Page 167, ligne i . — Voyez Thucydide, Histoire de la Guerre du Péloponèse, III,xxxvii. Le passage cité est, d'ailleurs, reproduit au Sermo XLI du Florilegium de Stobée, auquel Montesquieu semble avoir fait plus d'un emprunt.
Page 1Ô7, ligne 5. — Le fragment Des Princes est écrit sur un morceau de papier, au dos duquel se trouvent les deux alinéas dont nous le faisons suivre. Un coup de ciseau a emporté la fin de la note sur François I«^
Page 168, ligne 4. — Ce fragment est écrit sur un morceau de papier détaché.
Page 108, ligne 8. — Ce fragment, où Montesquieu vise sans doute Albéroni et Law, est aussi écrit sur un morceau de papier détaché.
Page 171 , ligne i . — En marge de la première page du manuscrit, on lit une note ainsi conçue : « Entièrement de la main de Alontesquieu. »
Page 172, ligne i3. — Le parallèle entre Tibère et Louis XI a été publié déjà. Une note qui se trouve à la page 3 du manuscrit le constate en ces termes : « Donné à M. Lanet, pour insérer au journal la Gironde, imprimé à Bordeaux, le 17 décembre i833. » Le parallèle a été réimprimé depuis, à plusieurs reprises, et notamment (avec une faute de lecture) au tome II, page 377, de l'édition des Œuvres de Montesquieu d'Éd. Laboulaye.
Page 173, ligne G. — M. Éd. Laboulaye met: pour eux, au lieu de : pour art.
Page 179, ligne 3. — L'alinéa qui commence par les mots : « Charles, dont les affaires... », et que nous croyons devoir placer ici, est écrit sur un morceau de papier, en tête duquel on lit : «Paul III», et qui est fixé par une épingle à la page 2S du manuscrit.
Page 179, ligne 8. — Il semble qu'il faudrait : un des plus grands, au lieu de : un des grands.
Page 186, note i. — On retrouve la même pensée, presque dans les mêmes termes , au chapitre v du livre XXIV de V Esprit des Lois .
Page 193, ligne 2 . — Le « prince qui règne à Sicyone » n'est autre que Philippe, duc d'Orléans, régent de France.
Page 194, ligne 7. — La « gêne 5 dont il est ici question est celle qui régnait sous Louis XIV, et qui disparut sous le Régent, que l'auteur appelle ici : Alcandre, au lieu de : Alcamène.
Page 194, ligne 29. — Montesquieu vise sans doute, dans ce
passage, les mesures prises contre le prince de Cellamare et ses complices, en décembre 1718.
Page 197, ligne i5. — Il y a ici une allusion au système de Law, et à ses conséquences.
Page 197, ligne 18. — On sait quelle fut l'attitude du Parlement de Paris à l'époque où le système de Law s'effondra, attitude qui valut à la Cour d'être exilée à Pontoise du 20 juillet au 17 décembre 1720.
Page 198, ligne 5. — Le Régent fit preuve d'une grande clémence à l'égard de plusieurs pamphlétaires, et spécialement à l'égard de Joseph de Lagrange-Chancel, auteur des Philippiques.
Page 198, ligne 6. — Cet alinéa vise le cardinal Dubois, né le 6 septembre i656 et mort le lo août 1723, après avoir été nommé successivement conseiller d'État (171 5), secrétaire d'État des affaires étrangères (1718), et premier ministre (1722).
Page 198, ligne 20. — En 1706, le duc d'Orléans fut envoyé en Piémont pour terminer le siège de Turin; mais le prince Eugène/ l'obligea à se retirer en France, avec son armée.
Page 199, ligne 6. — En 1707, le duc d'Orléans, chargé de commander l'armée française en Espagne, n'arriva que le 26 avril, lendemain de la bataille d'Almanza.
Page 199, ligne 17. — Le duc d'Orléans mourut à Versailles le 2 décembre 1723.
Page 200, ligne i. — On sait quelles illusions Louis XV inspira d'abord à ses sujets.
Page 201 . — Nous avons déjà dit que le titre exact des Remarques tel que le donne le manuscrit, est Remarques sur dès (sic) certaines Objections, etc. Ces objections portent sur un passage des Considérations sur les... Romains^ et sur deux passages de V Esprit des Lois. Le texte du chapitre xvi des Considérations ne fut pas modifié. Mais il en fut autrement des passages critiqués de V Esprit des Lois. La fin du chapitre xxil du livre XXII fut remaniée dans les éditions postérieures à celle de 175 1. Il en fut de même d'une partie du livre XXVII, où l'auteur changea la fin d'un alinéa, et en intercala neuf autres sur la loi Voconienne.
Page 2o3. — Le titre des Remarques est reproduit, en tête de la seconde feuille du manuscrit, tel qu'il se lit sur la couverture.
Page 20 3, ligne 2. — L'édition d'Ecosse que Montesquieu vise ici est, sans doute, celle que L. Vian mentionne, dans sa Bibliographie y tn. cts termes: c 175 1. Edimbourg, Hamilton et Balfour, petit in-80. » — Voyez Montesquieu, Bibliographie de ses Œuvres (Paris, Durand et Pédone-Laurlel, 1872), page 14.
Page 2o3, ligne 7. — Plante, Mostellaria, II, i, v. 10.
Page 2o3, ligne 10. — Les mots de cuivre ne sont pas dans les Considérations sur les... Romains.
Page 20 5, ligne 22. — Montesquieu n'avait cité d'abord que le premier vers de l'épigrarnme de Martial. D'où Veic, qui se trouve à la fin du second, intercalé après coup et cité inexactement. Le texte de Martial porte : solve inihi, au lieu de : miite mihi.
Page 2o5, ligne 23. — Il faudrait : XI, i o5, au lieu de : XI, S i .
Page 2o5, ligne 25. — Inutile de dire qu'il faut lire : du Digest<'. au lieu : de f Indigeste, que donne le manuscrit.
Page 207, ligne 19. — La phrase qui commence ici n'est guère qu'une variante de la précédente.
Page 207, ligne 24. — Salluste, Conjuratio7i de Catilina,
Page 20S, ligne 7. — Le texte vulgaire porte : Sœpe majores vostrum, au lieu de : Sœpe majores nostri.
Page 208, ligne 11. — Le texte vulgaire ne porte point: ... argentum communi œre, mais simplement: ... argentutn œre.
Page 208, ligne 25 . — Voyez la note sur la ligne 7.
Page 209, ligne i5. — Montesquieu renvoie ici au livre XXII de V Esprit des Lois, où le passage de Pline est, en effet, cité dans les notes du chapitre xii.
Page 2og, note i . — Il s'agit ici de Basilius Faber, auteur du Thésaurus Eruditionis scholasticœ.
Page 2 10, ligne 17. — Montesquieu cite l'édition de Henri Etienne (1592, in-folio).
Page 211^ ligne 16. — Il faudrait : les femmes, au lieu de : elles.
Page 211, ligne 21. — Montesquieu parle de la loi Papienne, dans le livre XXVII de V Esprit des Lois, après avoir traité de la loi Voconienne.
Page 212, ligne 21. — Le commentaire sur le Mannor Sandvisence est l'œuvre de J. Taylor (Cambridge, 1743, in-40}.
Page 212, ligne 22. — Voyez Plutarque, Vie d'Antoine, iv. Dans la traduction d'Amyot (Paris, i565, in-folio), le passage visé par Montesquieu se trouve à la page 63 1, F.
Page 2 25. — Le Mémoire sur la Constitution est relatif à la bulle ou constitution Unigenitus, du 8 septembre 171 3. Elle fut l'objet d'ime première déclaration, sous le règne de Louis XIV, qui, le 14 février 1714, en ordonna l'enregistrement et l'exécution. On sait les difficultés qu'elle souleva. Montesquieu y fait allusion dans la 24° des lettres persanes. Cette lettre est datée, par distraction sans doute, de 171 2.
Page 227, ligne i. — Au bas de la première page du manuscrit, on lit cette note qui n'est exacte qu'en partie : « De la main de Montesquieu. »
Page 227, ligne 6. — Les mots qii'ils ont se rapportent, dans une rédaction antérieure et biffée, aux princes, ministres, etc., dont il était question au commencement du paragraphe, avant que Montesquieu eût modifié l'ordre des considérations qu'il voulaitexposer.
Page 227, ligne i3. — Dans la rédaction antérieure et biffée, Montesquieu avait écrit : « dont ils ne peuvent aujourd'hui sortir •» .
Page 228, ligne 17. — S'agit-il ici de Jean-François Boyer, ancien évêque de Mirepoix, chargé de la feuille des bénéfices de 1743 à 1755?
Page 228, ligne 21. — Montesquieu avait écrit d'abord : «... et ce fut, pendant son ministère, la partie la mieux administrée»; rédaction qu'il modifia, en oubliant de rayer et ce fut.
Page 229, ligne 9. — Il faut lire évidemment : improuvée, au lieu de : approuvée.
Page 281, ligne 28. — Montesquieu vise-t-il ici les commencements de l'affaire de la Constitution ou bien l'affaire de la régale?
Page 233, ligne 5. — Louis XIV avait publié les arrêts du Conseil du 23 octobre 1668 et du 5 mars 1703, à l'imitation de Théodose le, qui interdit, en 388, les discussions publiques sur les matières religieuses {Code Théodosien, XVI, IV, 2). De même, le Régent édicta, le 7 octobre i7i7,une déclaration qui suspendit toutes les disputes relatives à la Constitution. Mais il fallut, plus tard, confirmer cette défense par les arrêts du Conseil des 10 mars et 5 septembre 1731, par celui du 29 avril 1732, et par les déclarations nouvelles des 8 octobre 1754 et 10 décembre ijbG.
Page 235. — Le Mémoire sur les Dettes n'a pour titre, dans l'original, que le mot Mémoire, et se trouve dans une chemise de papier, sur laquelle on lit : « Deux Mémoires ; l'un, sur les Dettes de l'État; l'autre, sur l'Arrachement des Vignes. »
Page 237, ligne i. — C'est à Philippe, duc d'Orléans, régent de France, que ce mémoire est adressé. Il est curieux d'en comparer les vues avec celles que M. A. Thiers a exposées dans le tome VIII (page 3i) de son Histoire de la Révolutio7i française , lorsqu'il y apprécie le plan financier du Directoire en 1795.
Page 287, ligne 6. — On sait que le Régent, par un édit de mars 171 6, organisa, contre les gens d'affaires, une Chambre de Justice, qui dressa, du mois de novembre 17 16 au mois de mars 171 7, dix-neuf listes de taxation.
Page 2ji), ligne k». — La première réduction dont parle Montesquieu fut imposée par l'édit d'octobre 1713.
Page 239, ligne 20. — Cette seconde réduction fut imposée par les édits d'octobre et de décembre 171 5.
Page 243, ligne 19. — Bien que comprise dans la généralité de Lille, l'Artois avait conservé, sous l'ancien régime, ses états particuliers, dont M. F.-G. Filon a écrit l'histoire, sous le titre d' Histoire des Etats d'Artois, depuis leur orioine j'usquW leur suppression en ijSg (Paris, A. Durand, 1861, in-80).
Page 244, ligne 5. — Un édit d'août 1717 supprima le dixième du revenu des biens-fonds et des autres immeubles; mais cet impôt fut rétabli en 1733.
Page 245, ligne i5. — Louis XIV avait permis, en 1708, aux contribuables de racheter leur capitation. Mais, en 171 5, il avait révoqué les affranchissements qu'il avait accordés moyennant finance. Le clergé seul demeura exempt.
Page 247. — Nous avons dit, en décrivant le manuscrit du Mémoire contre l'Arrêt du Conseil du 27 février i y 25, que ce mémoire fut renvoyé par le contrôleur général à l'intendant de la généralité de Bordeaux. Voici les lettres qui furent échangées entre eux, à ce sujet, et qui sont conservées aux Archives départementales de la Gironde (série C, n» i338). Il semble en ressortir que l'intendant Claude Boucher ne fut pas insensible au jugement que Montesquieu avait formulé dans son mémoire sur la compétence des intendants en matière d'agriculture.
« A Versailles, le 7 avril 1727.
» Monsieur,
» M. de Montesquieu expose, par le placet et les pièces ci-jointes, qu'il a acquis une pièce de terre en friche et lande, de la consistance de trente arpens, située dans la paroisse de Pessac, qu'il désireroit faire défricher et planter en vignes, s'il plaisoit au Roy de lui en accorder la permission. Je vous prie de vouloir bien faire vérifier si ce terrain n'est pas propre à d'autre culture qu'à être planté en vignes, et de me faire part des éclaircissemens que vous recevrez sur cela, en m'envoyant votre avis, pour me mettre en état de rendre compte de cette affaire à Sa Majesté.
■> Je suis, Monsieur, votre très humble et très affectionné serviteur.
» Le Pelletier.
» M. Boucher. >
« A Bordeaux, le 18 avril 1727.
» Monsieur le Contrùlevir général,
3 J'ai reçu, avec la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire, le placet présenté, par le sieur de Montesquieu, pour demander la permission de planter en vignes trente journaux de landes qu'il a achetés le 24 décembre dernier, et le mémoire par lequel il prétend justifier que l'arrêt du Conseil du 1 7 février 1725 , qui défend de faire de nouvelles plantations en vignes dans la généralité de Guyenne, est contraire au bien de la province et du royaume.
» Comme le sieur de Montesquieu a beaucoup d'esprit, il ne s'embarrasse pas de traiter des paradoxes, et il se flatte qu'à la faveur de quelques raisons brillantes, il lui sera facile de prouver les choses les plus absurdes. Je vous prie de me dispenser de répondre à son mémoire et d'entrer en lice avec lui. Il n'a d'autres occupations que de chercher des occasions d'exercer son esprit. Pour moi, j'ai des choses plus sérieuses qui doivent m'occuper, et je me contenterai de vous dire qu'avant qu'il eût fait cette acquisition, et même avant que l'arrêt qui a défendu la nouvelle plantation des vignes eût été rendu, il étoit du sentiment commun de toute la province, que, non seulement il ne falloit pas souffrir que l'on plantât de nouvelles vignes, mais qu'il auroit été à souhaiter qu'on arrachât, au moins, un tiers de celles qui avoient esté plantées depuis 1709. Son intérêt personnel le fait aujourd'hui changer de langage et non de sentiment ; car je suis persuadé qu'il est toujours dans les mêmes principes, et que le mémoire qu'il vous a présenté est un jeu d'esprit, dont il connoît mieux que personne la fausseté. Mais il ne doit pas être écouté, et il y a beaucoup moins de raison de lui accorder la permission qu'il demande qu'à une infinité de personnes qui voudroient planter en vignes des terres qu'elles possèdent depuis longtemps.
» Et, pour peu qu'on s'écartât de l'exécution de l'arrêt du Conseil auquel vous m'avez ordonné de tenir la main, par votre lettre du 2^ mars dernier, le peu de terres labourables ou prairies qui restent dans cette province, du moins aux environs de cette ville, seroient bientôt converties en vignes.
» Le sieur de Montesquieu n'a acheté les terres qu'il veut mettre en vignes qu'au mois de décembre dernier. Si effectivement elles n'étoient propres qu'à la vigne, il ne devoit pas en
faire l'acquisition, puisqu'il n'ignoroit pas ht disposition de l\irrct du 27 février 1725, qui défend ces sortes de plantations. Il peut les mettre en bois ou en faire tel autre usage qu'il trouvera plus convenable, sans pouvoir se plaindre du peu de revenu qu'il en tirera, puisque toute cette acquisition ne lui revient qu'à Go livres une fois pa^-ées, et 2 deniers d'exporle et i sous de rente par journal.
» Il a encore acquis 70 autres journaux au même endroit, qu'il m'avoit pareillement demandé de pouvoir planter en vignes, et il ne s'est restreint aux 3o journaux pour lesquels il vous demande aujourd'hui la permission, que parce qu'il a reconnu que la demande de 100 journaux paroîtroit exorbitante. Mais il se flatte que, si on lui permettoit d'en planter d'abord 3o, il pourroit obtenir la même permission pour le reste, parce qu'il ne conviendroit plus de l'obliger à planter du bois dans le surplus, à cause du préjudice que sa vigne en pourroit recevoir.
î J'ai l'honneur, etc. »
Page 249. — Nous avons déjà dit que les deux dernières lignes du titre sont écrites de la main même de Montesquieu.
Page 233, ligne 22. — Il semble qu'il faudrait lire : préposerait , au lieu de : proposerait.
Page 253, ligne 24. — De tous les arguments de Montesquieu, c'est le seul dont le Gouvernement semble avoir tenu compte, en étendant, par l'arrêt du Conseil du 5 juin 1 731, les dispositions de l'arrêt de 1725, à toutes les provinces et généralités du royaume.
Page 25-, ligne i3. — Guillaume -Urbain de Lamoignon, comte de Launay-Courson, fut intendant de la généralité de Bordeaux de 1709 à 1717, et mourut conseiller d'État, à Paris, le 12 mars 1742, à l'âge de soixante-huit ans.
Page 257, ligne 25. — Montesquieu parle ici du système de Law, dont on connaît les vicissitudes de 1716 à 1720.
Page 258, ligne 16. — Montesquieu avait, en effet, acquis, le 24 décembre 172G, trente journaux de landes, situés dans la commune de Pessac, au quartier des Pujeaux-de-Péougran. Il avait fait cette acquisition de moitié avec M. Jean de Sarrau de Boinet, seigneur de Pichon, qui, d'ailleurs, lui céda sa part en 1735. M. de Sarrau fît aussi un mémoire contre l'arrêt de 1725, mémoire qu'on trouve au tome XVI des Manuscrits de l'Académie de Bordeaux, conservés à la Bibliothèque de cette ville.
Page 258, ligne 20. — Est-ce à l'époque où il songeait à créer un vignoble à Pessac que Montesquieu rédigea un questionnaire, dont M. Reinhold Dezeimeris a publié le texte, en 1886, à la page 346 du Bulletin du Comice vinicole et agricole du canton de Cadillac?
Le manuscrit de ce questionnaire fait partie du fonds de l'ancienne Académie de Bordeaux, déposé à la Bibliothèque de cette ville. François de La Montaigne, conseiller au Parlement de Guyenne, a écrit, en marge de l'original : « Ces questions sont écrites de la main de M. de Montesquieu. » Les trois notes que nous imprimons au bas du texte sont de l'éditeur de 1886.
« A BARSAC, PREIGNAC, SAUTERNE, etc.