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Mélanges

Ce recueil de différents morceaux publiés au commencement de ce siècle par François Thurot, professeur au Collège royal de France, membre de TAcadémie des inscriptions et belles-lettres, est avant tout un monument élevé par la piété d*une fille à la mémoire vénérée d*un père tendrement chéri, et répond à un vœu qu*elle formait depuis longtemps. Le neveu de Fr. Thurot, occupé des mêmes études, a choisi et réuni les éléments de cette publication ; il a pensé qu*elle était aussi d*un intérêt général, et pouvait ser\'ir à Thistoire de l'érudition, de renseignement et de la philosophie, dans les trente premières années du xix* siècle, comme le montre le résumé suivant, fait, autant que possible, avec les expressions mêmes de Thurot.

Thurot était convaincu que <c Tétude de la littérature grecque et latine, qui a été une des causes les plus efficaces de la civilisation de TEurope moderne, est encore, dans Tétat présent de nos connaissances, nécessaire à son maintien et à ses progrès (1) ». U constatait d'autre part que « l'Allemagne, l'Angleterre et la Hollande l'emportent de beaucoup sur la France, par le nombre des professeurs habiles qu'elles possèdent et des ouvrages importants qu'ils publient presque chaque année (2) ». L'étude des langues anciennes et particulièrement de la langue greeque était trè»négligée (3). Le secrétaire perpétuel de la classe d'histoire et de littérature ancienne déclarait en 4808, pour ainsi dire officiellement, que l'étude approfondie des écrivains grecs et latins ne trouvait presque plus personne pour la cultiver (4).

(1) Page 142.

(2) Pages 59, 579. Voir surtout pages 385 et suiv., sur Tétat de rérudition en Allemagne, en 1807, 1808, 1809. 11 est remarqué, page 456, qu'il est important de posséder la langue allemande.

(3) Pages 59, 130, 137 (note 2), 577.

(4) Page 387 et la note complémentaire, page 658.

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