DE LA " VÉRITÉ " XXIII
romain ; bon nombre de ces individus flottants, ni chair ni poisson, tournant à tous les vents et prêts pour tout, même pour la claque, dès qu'ils voient quelqu'un courir sus aux ultraraontains ; enfin, quelques rares gens de bien.
J'entrai donc en lice contre le ban et l'arrière-ban du libéralisme, pour en montrer la mauvaise foi et les intrigues. Et je le déclare ici solennellement, si je n'avais pris le parti de M?r Laflèche et du commissaire apostolique, et travaillé de toutes mes forces contre ce qui me paraissait, à moi et à l'immense majorité des gens de bien dans tout le pays, comme une grande iniquité, comme un moyen, dans l'esprit des libéraux, de punir le saint évêque Laflèche à cause de son dévouement sans bornes au Siège de Pierre et à ses doctrines : si j'étais resté neutre en cette circonstance, j'en éprouverais aujourd'hui, et jusqu'à la fin de ma vie, le plus cuisant remords.
Cette lutte contre la division du diocèse des Trois- Rivières me valut une nouvelle humiliation, publique cette fois, de la part de mon archevêque qui, partisan de la division, a du être contrarié de trouver la Vérité sur son chemin l.
1 — Il est historiquement établi que M«r Taschereau a travaillé pour obtenir la division du diocèse des Trois-Rivières. Au mois ri] 18*4, H** Smeoldera annonça à l'évêque des Trois-Rivières, au nom du Saint-Siège, que li la division proposée ne parait ni -saire, ni utile au salut des âmes." Le 31 mai, même année, le commissaire apo>tolique reçut de Rome une dépêche lui apprenant que sur les instances de l'Archevêque — instante archiepiscopo — la question avait : le tapis. Voir mandement de
i.itlèche, en date du 2\ janvier 1885.
Mais, dira-ton, le diocèse des Trois-Rivières fut effectiv.
let érigé comme siège épiscopal par Rome. Oui, cela a été fait en 18*"j : et voilà encore un incident dont on a voulu faire