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I1 HISTOIRE SOMMAIRE

pris fait et cause pour l'évêque des Trois-Rivières et le commissaire apostolique. Fouvais-je faire autrement ? On voulait diviser le diocèse des Trois-Rivières malgré M ' 1 .allèche, et pour lepunir — on le disait ouvertement dans oei tains cercles. — Je savais le représentant du Saint-Sii

Smeulders, tout à fait opposé à cette division ; il l'avait déclaré ouvertement.

I )'ailleur8, il était facile d'apercevoir, au fond de cette a (Faire, de basses et inavouables intrigues. Des accusations, • pie je savais fausses, étaient portées contre un saint évoque. Des hommes politiques et — chose plus regrettable — certains ecclésiastiques, bien connus pour leur libéralisme, se prêtaient, au vu et au su de tout le pays, à un rôle indigne en cette affaire et faisaient scandale. Aucun motif avouable pour justifier la division n'était connu du public. Aussi, les gens de bien, en général, et spécialement les plus intéressés, les bonnes populations du diodes Trois-Rivières, tant de la rive sud que de la rive nord, étaient-ils consternés et scandalisés, on ne peut plus, en voyant cette malheureuse question ramenée périodiquement, depuis plusieurs années, devant le public, on ne sait trop comment, et toujours à la grande joie des pires ennemis de l'Eglise. On pouvait voir là une persistance, une passion, un acharnement, un mystère que plusieurs attribuèrent, non sans une grande apparence de raison, à une influence occulte des loges maçonniques.

Les intérêts généraux du pays, comme la justice envers l'évêque des Trois-Rivières et l'honneur du Saint-Siège me paraissaient en cause. Les partisans de la division formaient un groupe quelque peu bigarré : des francsmaçons et des fanatiques notoires ; des radicaux ou libéraux avancés ; puis des libéraux catholiques, des modérés, ceux-là, parmi lesquels on pouvait voir ça et là un collet

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