DE LA " VÉRITÉ " XXVII
moins inconscients d'amour-propre froissé, en se voyant contrarié dans ses vues particulières par les ultramontains, par la Vérité ; plus encore par l'autorité et l'influence - cesse grandissantes des illustres et saints éveques de Montréal et des Trois-Rivières, ses suftragants, vers lesquels, on le voyait, le clergé et les bonnes populations de tout le pays se sentaient merveilleusement attirés ? A une fâcheuse irritation produite sur son esprit par sa condamnation du Programuie catholique, le Suspende omnia obtenu de Rome en faveur de l'Ecole de médecine de Montréal, ou le retrait probablement forcé 1 de son ordonnance au sujet de la Franc-maçonnerie ?
Toutes ces questions, et d'autres encore, ont été posées et jetées dans le public, au temps de nos malheureuses divisions. La Vérité, crainte d'empirer le mal, a toujours évité d'y faire allusion ; et si j'en parle ici, devant un auditoire très restreint, calme et éclairé, c'est plutôt pour atténuer ce qui a pu paraître étrange et inexplicable dans certains actes de M?r Taschereau ; c'est surtout pour rappeler au lecteur que l'œuvre accomplie par Dieu sur la terre, au moyen de son Eglise, est d'autant plus admirable que les hommes qui lui servent d'instruments ne sont pas des anges. Même eu parlant des saints et des Histoire impartiale est parfois forcée d'ajouter: re humanum est, ou / omnes humanitatem.
1 — Je .lis probablement forcé. En effet, par cette ordonnance. iereau nous défendit, sous peine de cas réservé, de dénoncer un franc-maçon à d'au! km Ordinaire ou àVofficialité. H n'était
permis de dénoncer dans la presse lac franot quelque notoires qu'ils tussent, même ceux qui nous arrivaient de uger. Plaint.' fut portée à Rome contre cette ordonnance : et, quelque temps apr< -, par une circulaire au clergé, M«r Tascli la retira.