DE LA " VÉRITÉ " XLV
battre, c'est le mot d'ordre qu'il donne au monde catholique tout entier : il veut le combat, le vrai combat.
Quant à moi, on a souvent dit que je n'avais de mandat de personne, que je faisais du journalisme sans avoir reçu une mission de qui que ce soit. A l'avenir, il faudrait trouver autre chose. En présence d'un de nos évêques, le Pape lui-même m'a dit de continuer la lutte commencée il y a quinze ans. Je le ferai, mes lecteurs peuvent en être convaincus.
Il fallait céder ma place à M. Hurtubise ; mais, avant de m'éloigner un peu des genoux du Saint-Père, je lui demande la faveur d'assister à sa messe.
— Certainement, certainement ! Vous assisterez à ma messe, dimanche, à huit heures. Et voilà accordé, daDs un instant, un privilège qu'on n'obtient que difficilement, et après une longue attente, quand on n'a pas la bonne fortune de pouvoir le demander directement au Saint- Père.
Mon compagnon de voyage est ensuite présenté au Saint-Père comme membre du Congrès et comme ancien zouave pontifical. Apprenant par Mgr Gravel que M. Hurtubise entend l'italien, voilà le Saint-Père qui, à mon grand regret, abandonne tout à coup le français et se sert de sa langue maternelle pour parler à mon compagnon. Je peux suivre, cependant, la conversation. Le Pape le questionne sur le nombre d'années qu'il a servi comme zouave, etc., etc., et lui demande s'il serait disposé à revenir. — Oui, Très Saint-Père, a répondu M. Hurtubise, et avec mes neuf garçons; réponse qui a fait visiblement grand plaisir au Pape.
Nous sommes maintenant tous les cinq à genoux, rangés autour «lu Saint-Père. Xous lui présentons nos oôraudes. Il les accepte et nous en remercie.
Depuis que la franc-maçonnerie Nous a dépouillé, ditil, Xous ne vivons que des aumônes des fidèles. Nous avons besoin de ces aumônes, pour pouvoir faire face aux grandes dépenses que nécessite l'administration de l'Eglise universelle.
Puis, il accorde les indulgences demandées et nous