DE LA " VÉRITÉ " XLIX
lettre dont je me permets de reproduire le passage suivant, qui a déjà paru dans la Vérité :
68, rue Notre-Dame-des-Champs,
Paris, 13 octobre 1896.
A M. J.-P. Tardivel,
Directeur de la Vérité, de Québec.
Cher monsieur,
Je me plais à reconnaître le zèle dont vous avez fait preuve, depuis grand nombre d'années, dans la défense des intérêts catholiques. Vous avez donné à votre journal la véritable orientation, celle que tout bon catholique doit recevoir du Centre de l'unité, du Pontife Suprême. Vous mettant au-dessus des partis purement politiques qui se disputent le pouvoir, vous avez mis votre talent et votre science au service de la religion. Ce dévouement à la bonne cause dans le passé me fait espérer que l'avenir vous trouvera toujours au poste d'honneur, toujours prêt à combattre, sous la direction de votre Ordinaire, comme le veut le Saint-Père, les bons et grands combats de la vérité contre l'erreur, de la sainte Eglise contre les sectes acharnées à sa ruine ....
Agréez, cher monsieur,
-urance de mon dévouement en X.-S.
(Signé) + L.-X., arch. de Cyrène, adm.
Coadj. de S. E. le card. Taschereau.
La position de la Vérité, approuvée par le Pape et par le représentant de l'Ordinaire, était donc inattaquable à l'avenir, pourvu, bien entendu, qu'elle continuât à suivre le chemin où elle avait marché jusque-là. Il me semble qu'elle n'en a pas dévié. Pourtant, mes épreuves n'étaient pas unies.
Pendant la lutte électorale de 1896, et subséquemment, j'avais résolument suivi la direction des évêques de la