LE MÊME PROGRAMME
29 septembre 1883.
On trouve peut-être excessive, en certain quartier, la guerre que nous faisons aux laïciseurs de l'éducation, aux partisans de l'Etat enseignant, à ceux qui veulent l'uniformité des livres. Pourtant, plus nous étudions cette question, plus nous nous trouvons pusillanime. Xous devrions combattre cette funeste école avec cent fois plus de vigueur encore. Car nous nous trouvons en face d'une idée maçonnique. L'Etat enseignant, l'uniformité des livres, tout cela n'est pas l'inventiou de M. Ouimet. Cela nous vient en droite ligne de la grande Révolution, c'està-dire des Loges.
Si l'on veut bien se donner la peine de lire le magnifique ouvrage du Père Deschamps : Les sociétés secrètes et la société, édité par M. Claudio Jannet, on se convaincra facilement, pourvu qu'on cherche véritablement la lumière, qu'une foule d'idées qui ont cours dans notre pays, même parmi de braves gens, sont des idées maçonniques. Cela est surtout vrai en matière d'enseignement. Ainsi, on a vu que M. Ouimet, surintendant de l'Instruction publique, est un partisan enragé de l'uniformité des livres, du choix des livres par l'Etat ; on a même constaté que ce personnage travaille à la réalisation de son projet, malgré la volonté des évêques, formellement exprimée. Eh bien ! cette idée si chère à M. Ouimet est une idée maçonnique éclose pendant la Révolution française.
Dans un rapport sur V Instruction publique fait à la
ou recueil d'études 1G5
slature par le marquis de Condorcet, franc-maçon de haut grade, on lit ce qui suit :
" Dans les trois premiers degrés d'instruction, on n'enseignera que des éléments plus ou moins étendus. Il