‹ Mélanges Julien HavetChapitre 109 sur 567 · Pièce justificative, n° I · texte numérisé non relu

Pièce justificative, n° I

DE SAINT-MARTIN DE TOURS

consacré une partie d’une dissertation dont les principaux passages sont reproduits ci-dessous ’. De son temps, les bulles n’étaient plus attachées aux pièces que par des épingles.

C’est à peu près à la même époque qu’elles ont été signalées à Mabillon a; et, quelques années après, Baluze pénétrait, en janvier 1711 1 2 3, dans les archives de Saint-Martin et nous en conservait un dessin.

11 y a donc des témoignages suffisamment abondants pour qu’il soit impossible de nier l’existence de ces lui lies dans les archives, depuis le commencement du xvic siècle jusqu’au xviii0. Mais sont-elles l’œuvre de faussaires antérieurs à cette première date? Y a-t-il dans ce que nous savons d’elles quelque chose qui soit en contradiction avec les caractères des ixc et xe siècles? Il faut pour cela se reporter à la description de Carreau 4 5 6 et aux dessins de Mabillon :i et de Baluze c.

Les bulles de Louis et de Charles étaient, au témoignage du premier, attachées par des lacs do soie verte et rouge qu’on voyait encore de son temps au bas des actes. Nous ne savons rien sur la nature des lacs qui suspendaient la bulle d’Otton.

Celle de Louis représentait au droit l’empereur vu de face, le manteau attaché sur l’épaule droite. Tenant de la main gauche le bouclier et la lance, ce prince portait une couronne ornée de pierreries et surmontée d’une sorte d’aigrette à trois branches. Autour on lisait la légende « : Dn iilvdovvicus imp . » Au revers se trouvaient sur quatre lignes les mots : (( Reno | vatio | regni | Franc », encadrés dans

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