‹ Mélanges Julien HavetChapitre 114 sur 567 · L. DE GRANDM AISON . — LES BULLES d’or · texte numérisé non relu

L. DE GRANDM AISON . — LES BULLES d’or

des privilèges de Saint-Martin par l’empereur. Annonce du sceau : « etaymKnostriimpressione signari jussimus ». Selon Mabillon 1 et Baluze 2, cet acte était scellé d’une bulle d’or. 11 y a probablement là une erreur. Mabillon nous apprend, en effet, qu’on voyait aussi au bas du diplôme des traces d’un sceau plaqué en cire. 11 est difficile de s’expliquer pourquoi on aurait mis deux sceaux à un même acte émanant d'une sonie personne.

Du temps de Carreau, comme il a été dit ci-dessus, les bulles détachées par François 1er n’étaient plus attachées qu’avec des épingles. Dans ces conditions une transposition involontaire est facile à faire. En outre, l’annonce du sceau contient le mot anulus et non huila, comme dans toutes les pièces suivantes. Il est donc permis de croire qu'il n’y avait pas originairement de bulle d’or à cet acte, mais seulement un sceau en cire.

II. — Thionville , 2 des noues de novembre, année 18 de Louis le Pieux 3. — L’empereur confirme au monastère de Saint-Martin l’exemption de la juridiction de l’archevêque de Tours. Annonce du sceau : « et de huila nostra subtersigillari jussimus ». C’est au bas de cet acte que Carreau signale la présence de la bulle d’or et il semble que c’est à son témoignage, antérieur probablement à celui de Mabillon et certainement à celui de Baluze, que l’on doit se ranger. Quant à ce dernier, il n’a pas connu cette pièce d’après l’original, mais seulement d’après les Pancartes 4.

III. — S. L, 15 des calendes de décembre, année 18 du règne 5. — Charles le Chauve confirme les biens et les privi-

Page 1