‹ Mélanges Julien HavetChapitre 145 sur 567 · Dura, Bibliothèque historique de l’Yonne, t. II, p · texte numérisé non relu

Dura, Bibliothèque historique de l’Yonne, t. II, p

2. Sa mort est indiquée au v des ides deMars(llmars)dans le calendrier-nécrologe transcrit àlasuitedu Libellus editus super reliquiis de Geoffroy de Courlon (fin du xiiic siècle). Voyez Geoffroy de Courlon, Le livre des reliques de l’abbaye de Saint-Pierre-le-Vif de Sens, publ. par Julliot. et Prou (Sens, 1887, in-S»), p. 129. La note relative à l’obit de Mainard et qui commence « Obiit Mainnardus » est probablement de la main de Geoffroy de Courlon, qui avait vu le tombeau de cet archevêque : « jacet in capitulo sub lapide cum litteris sui nominis. »

pour l’abbaye de saint-benoit-sur-loire

de la même année, par l’évêque Geoffroy, en présence du roi et des grands du royaume, et qu’il fit son entrée à Sens, en i’octave de Pâques, soit le 7 avril. Le même chroniqueur 1 2 fixe à l’année 1096 la mort de Richer; il ajoute qu’il avait passé dans l’archiépiscopat 35 ans moins trois mois et sept jours « peractis in archiepiscopio XXXY annis, exceptis tribus mensibus et septem diebus ». Quant au jour de sa mort, Clarius ne l’indique pas. Geoffroy de Courlon, dans sa chronique de Saint-Pierre-le-Vif, rédigée à la fin du xmc siècle, écrit qu’il mourut'en 1097, le vi des calendes de janvier, c'est-à-dire le 27 décembre Geoffroy, pour retracer la biographie de Richer, n’a fait usage que de la Chronique de Clarius qu’il a amplifiée. Si je mentionne son témoignage c’est qu’il a commis ici dans l’interprétation du texte de Clarius une erreur analogue à celle qu’ont plus tard faite les auteurs de la Gallia Christiana en fixant la mort de Richer au 27 décembre 1096 3. En effet, Clarius ne dit point que Richer soit mort le 27 décembre, mais bien qu’en ce jourlà, avant de mourir, il réunit autour de lui les dignitaires de son église et fit mander par eux aux moines de Saint-Pierre d’élire un abbé avant sa mort. Ceux-ci firent choix du plus humble d’entre eux et eurent encore le temps de le présenter à l’archevêque. Il faudrait donc supposer que l’élection se fit en quelques heures et que le prélat mourut dans la soirée du 27 décembre. Mais, dans cette hypothèse, Clarius se trompe en affirmant que Richer siégea trente-cinq ans moins trois mois et sept jours. Car, comme il avait été consacré le 31 mars 1062, il manquait trois mois et cinq jours pour que la trente-cinquième année de son archiépiscopat, qui finissait le 31 mars 1097, fût complètement révolue. Dira-t-on qu’on comptait les années de l’épiscopat non du 31 mars 1062, mais du 7 avril, jour de l’entrée à Sens : l’erreur de Clarius

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