‹ Mélanges Julien HavetChapitre 149 sur 567 · Voyez Brunner, Deutsche Rechtsgeschichte, p · texte numérisé non relu

Voyez Brunner, Deutsche Rechtsgeschichte, p

2. Par exemple, entre 1033 et 1069, un certain Gautier vend à l’église de Saint- Père de Chartres une terre avec le consentement du seigneur de qui il la tient ; cette terre doit un cens de quatre deniers : « annuente meo seniore Huberto, ex cujus beneficio ipsam terram tenueram. Census terrae llll°rdenarii solvendi kalendis septembris » ( Cartul . de Saint-Père, t. I, p. 144). — Vers 1040, un serf de Marmoutier est dit tenir une terre en bénéfice de l’abbaye {Cartul. Danois, n° XVI, p. 18).

M. PROU. — LES DIPLÔMES DE PHILIPPE Ier

terres chargées du service militaire ; qu’en d’autres termes la distinction ne s’était pas encore établie entre les fiefs et les censives.

Melun, 1067.

Philippe Ier constate la renonciation faite par un certain Gui à certaines coutumes qu’il exigeait dans la terre de Saint-Benoît.

Le texte de ce diplôme ne nous est fourni par aucun des cartulaires de Saint-Benoît non plus que par les recueils de copies que nous avons examinés. On n’en connaît la teneur que par les analyses que nous en ont laissées Mabillon 1 et Dom Chazal 2. Ces deux auteurs ont eu probablement entre les mains l’original, puisque tous deux déclarent que la charte était lacérée. Mabillon rapporte que le comte Baudoin souscrivit aux lettres du roi Philippe -par lesquelles celui-ci fit cesser les plaintes de l’abbé de Saint-Benoît contre un certain Gui qui avait fortement lésé les moines en exigeant diverses coutumes dans la terre de Saint-Benoît. Gui, touché de repentir, se présenta dans une assemblée de grands tenue par le roi et reconnut qu’il avait offensé Dieu :

« cujus humilitatem agnoscentes abbas et monachi pro amore mei, ait rex , quidquid unde forisfecerat dimiserunt ei. » Parmi les témoins qui souscrivirent la charte royale Mabillon et Dom Chazal citent : Gui, évêque d’Amiens, Geoffroy, évêque de Paris, alors évêque de Chartres, Ayric, évêque d’Orléans, Gui de Montlhéry, Wazelinus de Calnei, la reine Anne, le comte Baudoin « Balduinus consul, cujus providentia regni monarchia servabatur », Engelran « magister regis » et Marcelin, « magister Hugonis fratris regis ». Dom Chazal cite encore, comme témoins du côté de l’abbé Hugues, « Teduinus, Arthedelmus, praepositus cellae Stampensis ». Mais il y avait beaucoup d’autres témoins dont les

1 . Mabillon, Annales Bened., lib. LXI1I, cap. x, éd. de Lucques, t. V, p. 4 et 5.

2. Dom Chazal, Histor. mon. Floriacensis, t. I, p. 339, manuscrit de la bibliothèque d’Orléans, M 270.

pour l’abbaye de saint-benoit-sur-loire

Bénédictins ont négligé de transcrire les noms. Dom Chazal a relevé le monogramme du roi, encadré dans les mots « Signum Philippi regis ». La date était, d’après Mabillon : « Actum publiée Meleduno, anno ab Incarnatione Domini MLXYI1, regis Philippi VI. Balduinus cancellarius subscripsit. » Mabillon corrige VI en VII ou VIII ; car, en aucune façon, l’année 10G7 ne peut correspondre à la sixième année du règne. Dom Chazal donne regis Philippi VII ; mais, comme il a connu le texte de Mabillon, auquel il renvoie, il est probable qu’il lui a emprunté cette correction. Comme Baudoin a souscrit ce diplôme, il est antérieur au Ie*' septembre 1067, date de la mort de ce personnage L

Saint-Benoî t-sur -Loire , 1071 .

Hugues de Pithiviers donne à l’abbaye de Saint-Benoît la villa de Baudrevilliers, à charge d’y construire une église qui sera desservie par des moines et de céder à ces moines ce que ladite abbaye possédait à Escrennes. Philippe Ior confirme cette donation.

Fac-simii.e. Nouveau traité de diplomatique, t. III, pl, LXVIII, fac-similé gravé de la première ligne, de la date et des signa.

Copies : (A) Bibliothèque nationale, collection Moreau, vol. 30, fol. 169, copie d’après l’original 2, fac-similé des signa. — (B) Bibliothèque d’Orléans, ms. M 270 bis, Historia mon. Floriacensis, t. II, p. 756, copie de Dom Chazal, vers 1723, d’après l’original. — (C) Archives du Loiret, Cartulaire 1 de Saint- Benoît-sur-Loire, p. 153, n° 250, copie du xvmc siècle, d'après un ancien cartulaire. — (D) Archives du Loiret, Cartulaire 2 de Saint-Benoît-sur-Loire, fol. 285 v°, n° 230, copie de 1672, d’après un ancien cartulaire. — (E) Bibliothèque nationale, ms. lat. 12739, p. 469, copie abrégée de D. Estiennot, 1682.

OMXIS HOMO, QUAiVDIU a HAC FRAGILI b CARNE || 2 cirCUlïldatuS ill

a. Le passage compris entre quandiu et Quapropter omis par E. — L. fragili omis par B.

1. Annales Elnoncnses majores : « 1067. Kal. sept, obiit Balduinus cornes » (Monumenta Germaniae liistor., SS., t. V, p. 13).

2. D’après les notes qui accompagnent cette copie, cette charte était conservée aux archives de l’abbaye de Saint- Benoit dans la layette intitulée : Privilèges des rois. Elle était écrite sur un parchemin de 18 pouces de hauteursur 15 de largeur. Le sceau royal était plaqué, bien conservé, et semblable à celui qui est reproduit dans Mabillon, De re diplomatica,ÿ. 425.

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