‹ Mélanges Julien HavetChapitre 226 sur 567 · Voyez le chapitre Ier, 55; VI, 154 et 156 à · texte numérisé non relu

Voyez le chapitre Ier, 55; VI, 154 et 156 à

3. Le chap. 148 du livre Ier, qui contient des fragments de droit romain (Sanctus Augustinus dicit : Quamvis, inquiens...), est emprunté au chapitre XXVIII des Opuscula et Epistolæ d'Hincmar dans l’affaire d’Hincmar de Laon ; il commence aux mots cités et s’achève à la fin de cc chapitre XXVIII ( Patrologie latine, t. CXXVI, col. 399 et ss.). Le ch. 305 du même livre contient aussi un passage d’Hincmar, provenant de la collection en soixantequatorze titres, où sont insérés plusieurs fragments du droit romain ; cf. le mémoire déjà cité sur la collection en soixante-quinze titres, p. 163, et Opusc. XXIX pro Hincmaro Laudunensi, dans les œuvres d’Hincmar, édit. Sirmond, t. II, p. 318). — Peut-être n’est-il pas inutile, à la suite de l’indication de ces fragments romains, de mentionner que la fausse donation de Constantin a été insérée dans notre collection.

4. Les canons qui semblent avoir été pris dans Burchard sont très nombreux et se retrouvent dans les diverses parties de la collection, en dehors de celles qui proviennent de la collection en soixante-quatorze titres. Voici un exemple de ces emprunts. (L’observation a été faite sur les chapitres du livre IV, qui viennent à la suite des derniers chapitres de la collection en soixante-quatorze titres.) Le c. 69 = Burch., I, 201. — Le c. 70 = Burch., VIII, 57. — Le c. 71 (Judicii examinatio) = Burch., IX, 79. — Le c. 73 = Burch., X, 7. — Le c. 74 = Burch., X, 8. — Le c. 75 = Burch., X, 11. — Le c. 76 = Burch., IX, 7. — Les deux derniers chapitres paraissent provenir d’Anselme de Lucques : 77 = Anselme de Lucques, VII, 207 ; 78 = Anselme

P. FOURNIER

IJBER TARRACONENSIS

qu’il a puisé directement dans les textes anciens; ainsi a-t-il fait, par exemple, pour le Liber Pontificalis et aussi pour le concile de Tribur, dont plusieurs canons cités par lui proviennent du texte du concile connu sous le nom de Vulgate et conservé dans les collections de Conciles

8° La date de notre collection peut être déterminée avec une précision suffisante.

Les manuscrits de Rome et de Paris doivent être attribués au commencement de xne siècle, ce qui fixe une limite audessous de laquelle on ne peut placer la rédaction de la collection.

L’étude interne de la collection permet d’aller plus loin. Elle conduit à constater que les documents les plus récents qui y ont été insérés datent tous du pontificat de Grégoire YII. — Ce sont :

A (liv. Ier, chap. 210). — Des extraits de la lettre de Grégoire YII à l’évêque de Metz Hermann, du 15 mars 1081 : « Quod autem postulasti... nihil sublimius episcopis repperiri 2. »

B(I, 217). — Un canon liturgique d’un synode attribué à Grégoire YII, par un écrivain contemporain (l’auteur du Micrologus ) 3, par certains manuscrits contenant une forme remaniée et complétée de la collection d’Anselme de Luc-

de Lucques, VII, 208. Il ne saurait être question d’emprunts à la Cæsamugustana, qui est certainement postérieure à la collection Tarragonaise.

1. Les chapitres 126 et 130, du livre VI de notre collection, empruntés au concile de Tribur, donnent le texte de la Vulgate, 16 et 41 ; il en est de même du chapitre 127 du même livre (portant au titre la mention du concile d’Autun), qui n’est autre chose que le chapitre 51 de Tribur d’après la Vulgate. D’autre part, les chapitres 29 du livre V, 128 et 134 du livre VI, reproduisent les textes du concile de Tribur qui se trouvent dans Burchard, XVII, 5, LV, 101 et IX, 66. Ainsi l’auteur de notre compilation a pris les premiers dans le texte de la Vulgate, mais aussi il a utilisé la version employée par Burchard.

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