Migne, t. CXXIX, col. 1068 et
4. D’après des renseignements que je dois à la très grande obligeance du R. P. Van den Gheyn, bollandiste, ce récit a été très répandu au moyen âge. II a été imprimé, tel qu’il se trouve dans notre collection, dans le Catalogua codiçum hagiographicorum Bibliothecæ Regiæ Bruxellensis , tome I, pp. 157- 158; on en trouve une autre rédaction dans le Catalogus codicum hagiographicorum Bibliotliecæ Nationalis Parisiensis, tome II, pp. 104-105. On le rencontre à Bruxelles dans quatre manuscrits : cf. Catalogus... Bibliothecæ Regiæ Bruxellensis, I, P- 306; II, 269, 415 et 465 ; et à Paris dans onze :
cf. Catalogus Bibliothecæ Nationalis Parisiensis, I, 102, 141 ; II, 2, 175,
300, 435, 585; III, 231, 251, 355, 387. Ce récit a été critiqué par Tillemont ; cf. Mémoires (éd. 1706), t. VII, note xxi, sur saint Hilaire.
5. Çf. Acta Sanctorum, 15 janvier, tome I, p. 1,041 (anc. édit.), n° 15, cap. II : Miracula in Caèsino facta, où se trouve un récit analogue.
P. FOURNIER
LIBER TARRACONENSIS
séculière ne lui a fourni que de très rares matériaux. On peut relever deux citations de droit romain 1 (une du Code et une de YEpitornc de Julien) et six citations des Capitulaires 2. Je ne compte pas parmi les citations du droit romain celles qui ont été fournies au compilateur par des extraits d’Hincmar : celles-ci se retrouvent notamment dans deux extraits des écrits de l’archevêque de Reims à propos de ses démêlés avec Hincmar de Laon 3.
7° En ce qui touche les collections où notre auteur a puisé, voici ce qu’il est permis d’affirmer. Nous savons, par ce qui a été dit plus haut, qu’il s’est approprié en entier la collection en soixante-quatorze titres et qu’il a puisé largement dans \e Décret de Burchard. En outre il paraît hors de doute que notre auteur a fait des emprunts à la collection d’Anselme de Lucques 4. Enfin, on peut tenir pour certain
1. La première (1, 52) est un fragment du § XXIV de YEpitome Juliani. Ce chapitre débute ainsi : « In libro I legum Novellarum, de simoniacis. Si laicus sit qui pecuniam... » Le texte rappelle que le simoniaque perd ce qu’il a acquis et en outre une somme égale à la valeur reçue. — Le second texte romain (I, 54) est la constitution de Valentinien II, Théodose et Arcadius: 2, C. Justinien, VII, 38, sur l’imprescriptibilité des biens d’église.