AVANT-PROPOS
Au lendemain du jour ou Julien llavel était ravi d’une façon si soudaine et si cruelle à l’affection des siens, quelques-uns de ses anciens maîtres et amis ont pense qu’un volume de Mélanges, dédié à sa mémoire et à la publication duquel tiendraient à s’associer tous ceux qui l’avaient connu, pourrait être un témoignage durable de leurs profonds regrets. De toutes parts sont bientôt venues des adhésions émues et empressées de souscripteurs et de collaborateurs au présent volume, et plus nombreux encore ceux-ci auraient été, si, dès le début, une étroite limite de temps n’avait dû être fixée afin de ne point retarder ce suprême hommage.
La carrière si courte et si bien remplie de Julien Ilavet a déjà été appréciée dans différentes revues \ et le récit de sa vie par son frère, M. Louis Navet, trouvera place en tête de V édition prochaine de ses Œuvres. Mais au début de ce recueil devait être reproduit le premier hommage rendu ci sa mémoire et dans lequel tiennent tout entières les grandes lignes de sa biographie . C’est le discours que M. Delisle a prononcé sur la tombe de l’ami que ■nous avons perdu et dans lequel sont si bien et si douloureusement rappelées les qualités éminentes de l’homme, du fonctionnaire et de V érudit.
Décembre 1894.
1. Bibliothèque de UÉcole des Chartes (LIV , 526-528), discours de M. Jules Lair ; Bulletin de la Société de l’histoire de Paris (XXI, 100-101), discours de M. Eugène de Rozière; Nouvelle Revue historique de droit (XVII, 780-782), notice de M. Joseph Tardif; Revue archéologique (XXI, 126-128), notice de M. Maurice Prou.
DISCOURS DE M. L. DELISLE