Ibid., p. 227 a, 247 a , 288 a, 289 b, 290 a
5. Rec. office, pat. I. Henry III, membr. 14. « Concessimus quod omnes « illi qui ad fidem et servicium nostrum redire voluerint. per fldeles nostros « dominam Nicholaam de Haia et Galfredum de Serland secure veniant, « dummodo illos securos faciant quod fldeliter nobis servient. »
6. Lilt. claus., t. I, p. 258 b, 263 a, 288 a. Cf. p. 247 a. — Litt. pat., p. 199 b. Les actes de 1217 adressés au vicomte de Lincoln ne mentionnent pas le nom de cet officier {Litt. clans., I, p. 314).
7. Rec. office, Pat. I. Henry III, membr. 14, lettre du 7 janvier 1217 : « Com- « misimus dilecto et fideli nostro Gall'redo de Cerland comitatum Lincolnie « cum omnibus pertinenciis suis custodiendum, sub dilecta nobis domina Ni- « cholaa de Haya, quamdiu nobis placuerit. » Autre lettre de même date :
« Mandatum est Willelmo nepoti G. Warner maiori Lincolnie et ceteris pro- « bis hominibus Lincolnie, quod sint intendentes domine Nicholae de Haia et « Galfredo de Serland tanquam ballivis suis. » Nous avons vu que la régence affectait de croire à la fidélité des habitants de Lincoln.
8. Lilt. claus., t. .1, p. 521 b : le 14 novembre 1222, Henri III donne 10 livres à Nicole de la Haie « ad robas emendas ad opus suum circa instans Natale».
GARDIENNE DU CHATEAU DE LINCOLN
et la plupart des ordres royaux concernant la défense ou l’administration du comté lui furent personnellement adressés. En récompense des services qu’elle rendait, elle fut comblée de faveurs. Le 2G février 1210, Jean sans Terre lui donna la garde du château de Frampton, la ville de Torksey et toutes les terres que possédait dans le comté de Lincoln un des plus déterminés partisans de Louis de France, Guillaume de Huntingfield L Le 21 mars, le roi exempta de tensement la ville de Doddington qui appartenait à Nicole. Le 31 mai, elle reçut Ivirkton et ses dépendances 1 2. En 1217, après la victoire de Lincoln, la régence lui donna saisine d’un certain nombre de terres confisquées sur les rebelles dans le comté 3.
Tant de faveurs devaient inévitablement exciter la jalousie, surtout en un temps d’anarchie où l'avidité et l’ambition des seigneurs anglais croissaient en raison de l’importance de leurs services, et où certains barons du plus liant rang mettaient leur alliance aux enchères. Déjà, au commencement du règne de Henri III, les manoirs de Carlton et de Henstridge, que Nicole de la Haie et son fils Richard de Camville possédaient dans le Bedfordshire et le Somerset, avaient été confisqués parles baillis d’Hubert de Bourg, et il avait fallu un ordre exprès de la régence pour que cette injustice fût réparée 4. Après la victoire de Lincoln, les convoitises éclatèrent. L’oncle du jeune roi, Guillaume Longespée, comte de Salisbury, qu’on avait à grand’peine détaché du parti de Louis de France deux mois auparavant, exigea que la garde du château et du comté de Lincoln lui fût confiée, et il en fut chargé, en effet, quatre jours après la bataille. Le château reçut une garnison nouvelle et Nicole de la Haie se vit dépouillée de la fonction qu’elle avait tenue si courageusement 5. Mais dès que la paix fut faite, elle se rendit à Londres
1. Litt. pat., p. 167 a. — Litt. clans., I, p. 249 a ; cf. p. 272 a.