‹ Mélanges Julien HavetChapitre 315 sur 567 · L. AUYRÀY · texte numérisé non relu

L. AUYRÀY

CARTUL AIRES

tre, nous lisons : « in tercia capsa consignata sub littera C», au lieu de la leçon commune « in tercia capsa , consignata sab littera D xxn. »

Le manuscrit de Rome doit être antérieur au changement de lettres signalé plus haut; là où le manuscrit latin 9988 porte B, il porte A, et ainsi de suite *.

Ainsi, de tous les manuscrits du Registrum Curiae jusqu’ici signalés, le manuscrit de Rome est celui qui se rapproche le plus du registre primitif JJ xxx a pour le texte ; nous croyons aussi que c’est celui qui s'en rapproche le plus par l’écriture, et que les deux manuscrits sont, à très peu de chose près, de la même date.

Le manuscrit latin 9988 ne doit donc pas être considéré comme le premier exemplaire du Registrum Curiae , mais bien le manuscrit Ottoboni 2537; c’est le manuscrit de Rome qui a dû être copié directement sur le registre primitif et c’est de lui que sont issus tous les autres exemplaires du Registrum Curiae. Il sert de trait d’union entre le registre primitif JJ xxx a et le manuscrit latin 9988. La seule partie originale qu’il contienne est la préface et la table des rubriques, qui sont passées ensuite dans tous les autres exemplaires , à commencer par le manuscrit latin 9988, tandis que l’appendice de neuf documents législatifs, que l’on rencontre dans les exemplaires du Registrum Curiae , constitue la partie originale de ce même manuscrit latin 9988. C’est le manuscrit Ottoboni qui, le premier, doit être appelé Registrum Curiae , et c’est de lui que l’on peut dire, à plus juste titre que du manuscrit latin 9988 :

« Ce fut le Registrum Curiae Franciae , destiné à rester dans la chancellerie, celui sur lequel tous les autres furent exécutés 1 2. »

Quand et comment en est-il sorti? Nous ne saurions pas plus répondre à cette double question qu’on n’a pu le faire jusqu’ici à propos du premier Registre de Philippe- Auguste

1 . J’ajouterai qu’en certains endroits, il semble porter des traces de grai tages, précisément dans la table des rubriques ; mais je croirais peu pruden de l’affirmer.

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