‹ Mélanges Julien HavetChapitre 32 sur 567 · SUR LA PREMIERE EDITION DE DIURNUS · texte numérisé non relu

SUR LA PREMIERE EDITION DE DIURNUS

inventaires desquelles il en est lait mention plusieurs fois Mais depuis longtemps personne ne l’a plus revu. Sur ma prière, tous les employés des archives secrètes y ont fait, dans les dernières années, des recherches qu’ils ont étendues, comme j’aurai encore à le raconter, à d’autres archives de la cour de Rome. Bien qu’elles n’aient pas abouti à retrouver l’exemplaire en question, elles n’ont pas été sans résultat : en fouillant dans tous les fonds, le P. Denifle a découvert dans les Nunziature di Francia l’autre exemplaire revenu de Paris qui, abstraction faite du titre manuscrit, remplace l’exemplaire disparu. Il se compose de quatre cahiers et demi (octerniones) de 16 pages chacun, c’est-à-dire des cahiers signés A (p. 1-16), M, N, O (p. 177-224) et du demi-cahier P (p. 225-232). Puisque les cahiers A, M, N, O, sont identiques à ceux de l’édition complétée sous Benoît XIII, je n’en dirai que ce qu’il faut pour réfuter l’assertion de Baluze sur les feuilles prêtées à P. de Marca et réclamées par le nonce. Le premier cahier commence par l 'Index ca/piturn (= Zaccaria, p. cciv-ccx), auquel succèdent les formules Holsten i-iv (iv jusqu’à qui iierum et gratias ) = Sickel i, lix, xviii et lx — M contient la, fin de H. lxxxi, puis H. lxxxii-xci = S. xxxv-xx\viii, lxxi, lxxii, lxxxi, xxxix. cm, civ, xxxii. — N. contient H. xch-xcvii = S. lxxvii, lxxxvi-xc. — 0 contient H. xcviii-cv = S. xci-xcviii et le commencement de H. cvi jusqu’à perennibus ac perpetuis temporibus = S. c. — Le demi-cahier P, enfin, contient (p. 225) la fin de H. cvi, p. 226-228 H. cvn = S. ci, p. 228-231, H. cvm (d’après l' Index capitum , mais p. 228 par faute d’impression cvu)

1. On lit, par exemple, dans le répertoire des Miscellanea fait par P. D. de Pretis vers 1740: Arm. XI, 19, Holstenius Diurnus pontificum, et dans celui fait par G. Garampi vers 1765 : Diurnus R. pontificum editus a Luca Holstenio, Romae, typis Lud. Griniani , k. 19 (conf. Zaccaria, ccliii). J’ai tait usage de la première notice (dans la Praefatio, lxi et dans les Proleg., 1, 44 ; de même J. Giorgi, 11). Mais ce n’est que peu à peu que nous avons vu bien clair. Dom Gregorio Palmieri, qui ne trouvait plus dans l’arm. XI, 19 l’édition, attribua cette signature au ms. Yat. du Diurnus et l'inscrivit sur le dos du ms., qui depuis G. Marini n’a pas changé de place ( capsula X, etc.).

= S. cii; p. 231-232 la formule H. cix= S. xeix de laquelle je parlerai encore. Cela veut dire que le cahier M, à commencer de la page 191, et les cahiers suivants offrent le dernier des chapitres de l’édition de Holsten \ ou le chapitre intitulé Diversa 'privilégia apostolicae auctoritatis et comprenant toutes les formules pour les privilèges des monastères.

En communiquant à P. de Marca veteris formularii quod nunc excuditur capita nonnulla , comme Holsten écrit à l’archevêque, il a fait un choix bien réfléchi. 11 lui envoie le premier cahier qui contient Y Index capitum, et puis les cahiers ex quibus perspicies inter quotidianas et frequentes literarum pont i fie iarum formulas monasteriorum quoique exemptiones comprehendi. Mais il ne va pas plus loin et retient entre autres le troisième cahier qui contient la formule H. xi = S. lxxxiv, dont la publication lui avait déjà attiré des reproches. Lorsque le nonce s’était emparé de ces feuilles, il les avait très exactement désignées dans sa lettre du 5 mai. Enfin, ce qu'on lui répond de Rome, que le pape n’a pas trouvé dans ces cahiers ce qu’il s’attendait à y voir, est conforme à l’état des feuilles attachées encore aux dépêches du nonce. J’ai déjà donné à entendre pourquoi il importe d’écarter toute équivoque, et de bien constater L identité de ces feuilles avec celles dont la saisie très habile fit jadis tant de bruit. C’est surtout l’assertion si positive de Baluze sur cette affaire, qui se passait sous ses yeux et même par ses mains 1 2 qui m'embarrasse. Mais je ne puis m’abstenir de la déclarer fausse, bien que je ne comprenne point comment il a pu se tromper, et que je devine encore moins comment il aurait voulu tromper les autres.

Quant au dernier cahier de l’édition originale, tous sont

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