EN JANVIER 13B
PAR M. E.-Cx. LEDOS
Dans la préface du tome III des Ordonnances l, Secousse a raconté les efforts du dauphin Charles pour trouver en dehors des États généraux l’argent nécessaire à la défense du royaume et pour obtenir, par des démarches particulières auprès des bonnes villes de France, les subsides auxquels l’assemblée générale mettait de si dures conditions. Des missions envoyées à travers les bailliages pour requérir cette aide 2, Secousse a pensé trouver une trace dans un registre du trésorier d’Auvergne Robert de Riom, relatif aux opérations de cette époque. Ce registre, autrefois conservé au greffe de la Chambre des comptes, a disparu dans le grand incendie qui a consumé tant de documents précieux. Mais Secousse l’avait largement utilisé; il en a reproduit ou analysé les parties essentielles, et l’on peut avoir confiance, en général, aux travaux de cet érudit consciencieux. C'est aussi son récit qui forme la substance de tout ce que l’on a voulu écrire sur la matière, et l’on n’y a rien ajouté, pas plus ceux qui ont étudié l’histoire financière de la France, comme M. Vuitry 3, que ceux qui ont porté leurs investiga-