‹ Mélanges Julien HavetChapitre 396 sur 567 · G. RAYNAUD. — EDITION DE PROISSART · texte numérisé non relu

G. RAYNAUD. — EDITION DE PROISSART

celle de Denis Sauvage, parue tout nouvellement à Lyon \ conçut l’idée de publier le texte du chroniqueur liainuyer d'après de meilleurs et plus complets manuscrits que ceux qu’avaient utilisés les précédents éditeurs. Nous trouvons la trace des travaux préparatoires de cette publication d’abord dans le journal de Plantin, que tenait un de ses employés, italien 1 2 sans doute, puis dans son Grand livre des afaires 3, commençant en octobre 1563, où, à la date du 19 novembre de la même année, nous voyons figurer une somme de 4 florins 10 patars, c’est-à-dire, en monnaie de compte 4, de 15 patars, dus à André Madoets, pour correction faite au Froissart; ces frais de correction étaient des frais de collation. Sur cette somme de 4 florins 10 patars, André Madoets ne toucha réellement que 2 florins 8 patars, pour 6 jours de travail et 2 jours de voyage pour venir de Bruxelles et y retourner, soit 8 jours à 6 patars : 48 patars, c’est-à-dire 2 florins 8 patars. Quant aux 2 florins 2 patars restant, ils furent payés directement par Plantin à l’hôte d’André Madoets, Noël Moreau 5.

Quelques jours après, le 26 novembre 1563, Plantin signe un acte d’association, qui ne fait plus qu’un gérant de l’ancien propriétaire de l’imprimerie. Mais les travaux de collation n’en continuent pas moins, quoique un peu lentement; et à l’année 1565, Plantin porte rétrospectivement dans son Grand livre , comme lui étant due, une somme de 1 florin 9 patars (monnaie de compte), pour correction de Froissart faite par lui depuis le mois d’août 1563, époque à laquelle il était encore propriétaire de l’imprimerie.

Le 26 avril 1565, la collation est finie, et une dernière somme de 2 florins 12 patars 6 penins est attribuée à Plantin « pour achever de conférer a l’original ». Ces

1. Chez Jean de Tournes, les t. I et II en 1559, le t. III en 1560, le t. IV en 1561 .

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