‹ Mélanges Julien HavetChapitre 427 sur 567 · G. HUET. — PREMIÈRE ÉDITION · texte numérisé non relu

G. HUET. — PREMIÈRE ÉDITION

bliothèque nationale, et enfin par P. Durrieu1. Le manuscrit et l’incunable ont le même contenu et le même aspect ; l’imprimé est in-folio, le manuscrit grand in-folio ; le texte est à deux colonnes ; les proses et les vers du texte latin sont divisés en petits morceaux, chaque morceau étant suivi de la traduction, le tout en grands caractères; puis vient la partie correspondante du commentaire, en caractères plus petits. Enfin, en tête de chaque livre il y a dans le manuscrit une grande miniature ; dans l’incunable on trouve, en tête de chaque livre, un espace laissé en blanc, destiné à recevoir une miniature, et dans plusieurs exemplaires ces miniatures ont été, en effet, exécutées. Il y a donc entre l’imprimé et le manuscrit des rapports très étroits. L’hypothèse qui se présente d’abord à l’esprit, celle de l’imitation du manuscrit par l’imprimé, croule devant le simple rapprochement des dates : le manuscrit a été achevé le 16 mars 1491 ; l’achevé d’imprimer de l’incunable est daté du 3 mai 1485.

Une autre difficulté se présente. Nous avons vu que le manuscrit contient des miniatures et que le texte imprimé était destiné à en recevoir également. La Bibliothèque nationale conserve quatre exemplaires de l’imprimé, dont trois avec miniatures2. Quand on compare ces exemplaires entre eux et avec le manuscrit, on remarque que les miniatures diffèrent par le détail, mais présentent essentiellement les mêmes sujets. Je commence par rappeler brièvement les enluminures du manuscrit :

I. Miniature en trois compartiments : à gauche, Boèce écrivant ; au milieu, la Philosophie découvrant ses mamelles devant deux sages agenouillés ; à droite, Boèce et la Philosophie 3.

Livre II : La Philosophie accompagnée de la Musique et de la Rh étorique montre à Boèce la Fortune (figure à deux

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