Regeslum Clementis papae V, t. I, p. ccxliv
2. « La glittica nelle vicende del passato secolo perdette il flore delle sue gemme incise ; e ne rimasero quasi sole le letterate descritte dal Ficoroni nel libro Gemmae antiquae litteratae (De Rossi, la Biblioteca délia Sede aposlolica, p. 63). Cf. Mgr Carini, la Biblioteca Vaticana, p. 128. (Rome, 1892.)
3. « P. -S. — Je vous ai donné un ordre écrit de moi, pour que vous enleviez du Muséum du Pape un camé (sic) pour chacun des cinq directeurs de la République française, un pour le général Bonaparte et le plus beau pour le Muséum de Paris. — Si mon ordre n'a pas été rempli dans le temps où j’avais droit de le donner, et que les commissaires du gouvernement à Rome a.yent fait d’autres dispositions, je vous prie de leur remettre mon ordre afin qu’ils le déchirent, cet ordre ne devant pas exister à moins qu’ils ne représentent les camées que j’ai ordonné d’enlever s’ils sont partis pour leur destination. — J’ai cru devoir cet hommage dans les circonstances où j’ai chassé le pape de Rome. » — Berthier à Haller. Milan, le 8 germinal (an VI). (Archives du Ministère de la guerre. B. M., fol. 97.)
4. «Le 12 pluviôse, il fut fait inventaire des pierres gravées et autres objets, provenant du Cabinet du Pape, le tout apporté par le citoyen Berthier, frère du général. Ces objets consistent : 1° en une topaze oblongue, représentant un Bacchus indien , en pied; 2° en une cornaline oblongue présentant deux scarabées affrontés, portant à leur base, ou sur le plat une divinité Panthée, ornée des attributs d’Isis, de la Victoire, de la Santé, de la Fortune et de la Prudence; 3° en une tête de Jupiter Sérapis, enchâssée dans un reliquaire, et représentant une Sainte Face; 4° en plusieurs aigues-marines,
PENDANT LA REVOLUTION FRANÇAISE
Une grande obscurité règne sur les vicissitudes ultérieures des pierres gravées enlevées au Vatican. L’une ou l’autre d’entre elles furent-elles comprises parmi les quatrevingt-deux camées ou futailles enlevés à la Bibliothèque par décret en date du 4 mars 1808 et attribués au Mobilier de la couronne? Je l’ignore. Ce qui est certain, c’est que vingtquatre de ces pierres, montées en parure, ont disparu depuis h Quant aux vingt-deux camées et trente-six intailles restants, ils furent, en vertu de la loi du 2 mars 1832, restitués à la Bibliothèque nationale.
En 1815, lorsque Marino Marini réclama la restitution des camées, les conservateurs du Cabinet de France, Millin et Gosselin, déclarèrent que les principaux d’entre eux se trouvaient en Russie, que ceux qui restaient au musée étaient en petit nombre et de peu de valeur, et que ceuxci mêmes lui avaient été donnés par le général Alexandre Berthier. En fin de compte, on en rendit vingt-six, parmi lesquels un Auguste 2.
offrant divers sujets tirés de la Fable et de l’Histoire ; enfin, en plusieurs têtes de Méduse en agathe ; les dites têtes informes et de la plus chétive conservation » (Cointreau, Histoire abrégée du Cabinet des Médailles et Antiques de la Bibliothèque nationale, p. 196-197. Paris, an IX, 1800). — « 1799. Au mois de janvier, le frère du général Berthier vint déposer au Cabinet des pierres gravées qui n’ont point été comprises dans la restitution faite en 1815, attendu que c’était un présent fait par S. S. au général et non un objet de conquête » (Dumersan, Histoire du Cabinet des médailles, p. 174; cf. p. 182). — « Le général Berthier envoya des pierres gravées dont le pape lui avait fait cadeau » (Babelon, le Cabinet des Antiques à la Bibliothèque nationale, p. xv. Paris, 1887).
1. Au sujet de ces vingt-quatre gemmes une divergence existe entre les historiens du Cabinet des Médailles et celui des Joyaux de la Couronne. D’après Dumersan ( Histoire du Cabinet des Médailles, p. 179), la série fut donnée à Joséphine; d’après M. Bapst, elle fut emportée à Gand par Louis XVIII, en 1815, et n’a pas reparu ( Histoire des Joyaux de la Couronne de France, p. 587-590, 601, 607-613. Paris, 1889). Voy. aussi Dubois, Choix de pierres gravées, 1817, p. 1. — Koehler, Werke, t. III (1851), p. 229 — L’édition des Vases de Millin, donnée par M. Salomon Reinach, p. 6. — M. Reinach m’apprend qu’il résulte de ses recherches que presque toutes ces gemmes étaient modernes ou de second ordre.
2. « Dissero che i principali cammei erano in Russia, che nel Museo loro pochi e di poco prezzo ne restavano ancora, e che di essi era stato fatto dono al gabinetto numismatico dal generale Alessandro Berthier » ( Regestum Clementis papae V, t. I, p. ccxlv).
588 E. MUNTZ.
APPENDICE
Note des Livres et autres objets d'antiquité demandés à la Bibliothèque Vaticane par la Commission de la République Française et délivrés par les officiers de cette Bibliothèque au citoyen Wicar, porteur de procuration par lui exhibée *.
Médailles.
Elles sont pour la plupart enchâssées dans de petits écrins de bois du Brésil, dont chacun est fermé d’un petit couvercle en cuivre doré , avec inscription exprimant la qualité des médailles y contenues ; chacun de ces écrins est percé à plus ou moins de trous, garnis de petits cercles dorés, dentelés pour fixer les médailles ; plusieurs de ces trous, de grandeurs assorties, sont destinés à rester vuides de manières à pouvoir, lorsqu’il se présente quelque nouvelle médaille, enrichir les collections, sans qu’il soit besoin de former d’appendix.
Ces écrins sont ici bas inventoriés dans l’ordre numérique que le sieur Wicar a jugé à propos d’observer, en les encaissant 1 2.