‹ Mélanges Julien HavetChapitre 453 sur 567 · DE LA. VIT A S. E PT ADI I · texte numérisé non relu

DE LA. VIT A S. E PT ADI I

Texte du P. LaMe :

Eoclem tempore quo se ad fluuium Quorandam pacis raediante concordia duorum Regum Burgundionum gentis et Francorum est conjuncta potentia, à Rege Gundobado præcelientissimus rex Francorum Clodoueus suppliciter exorauit, vthunc beaiissimum virum Dei Eptadium ciuitatis suæ Autissiodorensis præstaret Antistitem ordinandum.

Texte des Bollandistes :

Eodem tempore, quo se ad fluvium Quorandam, pacis mediante concordia, duorum regum superstitiosaestcomplexa potentia, id est Burgundionum gentis et Francorum, à rege Gundobado præcellentissimus rex Francorum suppliciter exoravit, ut hune beatissimum virum Dei Eptadium civitatis suæ Autissiodorensis præstaret antistitem ordinandum.

Les historiens qui ont lu ce passage ont été frappés avant tout de l’intérêt qu’il y avait à identifier le fiuvius Quoranda du biographe, et leur ingéniosité s’est donnée carrière sur ce sujet. Le premier éditeur a ouvert le feu en insérant an milieu de son texte cette parenthèse : quid si legendum Coram ? On sait que Cora est le nom latin bien authentique de la Cure, affluent de l’Yonne. Dom Bouquet a reproduit l’hypothèse du P. Labbe. Les Bollandistes nous apprennent que le P. Papebroch avait mis en marge de sa copie cette autre conjecture : Gàrumna. Ils auraient été plus charitables pour sa mémoire en nous le laissant ignorer, car ils lui auraient épargné les sarcasmes de Roget de Belloguet 1 ; d’ailleurs, leur propre conjecture, Oscar a , l’Ouche, moins déraisonnable au point de vue géographique, est absolument en l’air, au point de vue paléographique. Pétigny place l’entrevue sur les bords de la Cure, sans faire la moindre allusion à l’étrangeté du nom latin 2 3. Pour Roget de Belloguet, l’identification proposée par Labbe n’est pas douteuse : à ses yeux « Quoranda n’est réellement qu’une variante ou un diminutif de Chora 3 ». Je me permets de penser qu’aucun

1. « Conçoit-on un P. Papebroch qui est allô chercher la Garonne, Garumnam ! » Carte du prem. roy. de Bourgogne, p. 456, note.

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