‹ Mélanges Julien HavetChapitre 454 sur 567 · Carte , etc., p. 456, note · texte numérisé non relu

Carte , etc., p. 456, note

A. THOMAS

UN PASSAGE

paléographe, qu’aucun philologue de nos jours ne ferait aussi bon accueil à une « variante », encore moins à un « diminutif » de ce calibre. M. Longnon dit sagement à ce sujet : « Ce nom de rivière, probablement altéré, ne peut pas être assimilé avec certitude à celui de la Cure, comme le pense Roget de Belloguet L » *■

La solution de ce petit problème de géographie historique m’a paru valoir la peine qu’on se reportât à la source même du texte de la Vit a sancti Eptadii , c’est-à-dire au manuscrit de Moissac , le seul qui ait été mis en cause jusqu’ici. Ce manuscrit s’est heureusement conservé. Donné à Claude Joly par les moines de Moissac au mois d’août 1656, il se trouve aujourd’hui, en compagnie des manuscrits de l’ancien fonds Notre-Dame, à la Bibliothèque nationale, où il porte le n° 17002 du fonds latin 1 2. Voici le passage tel qu’il se lit au folio 60 r°, 2e colonne 3 :

Eodem tempore quosse ad fluuium quorundam pacis mediante concordia duo rum regu m supersticiosa complexa 4 5 potentia id est burgundionum 6 genus 6 & franco rum hec rege gundobado 7 precellentissimws rex francorwm clodoueus suppliciter exorauit ut hune beatissimum uirum dei eptadium ciuitatis sue autisioderense prestaret antestitem ordinandum.

La première impression que l’on éprouve à la lecture de ce texte, c’est de l’étonnement, car on a quelque peine à y reconnaître celui qu’ont publié Labbe et les Bollandistes. A vrai dire, Labbe et Papebroch n’ont pas grand’chose à

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