‹ Mélanges Julien HavetChapitre 478 sur 567 · T'. ROBERT. — L’ORIGINE · texte numérisé non relu

T'. ROBERT. — L’ORIGINE

nationale, qui renferme les œuvres de saint Eucher, en onciale du vif siècle, en fournit plusieurs exemples curieux, notamment aux fol. 66 v°, 68 et 85, où un reviseur a mis une cédille au-dessous du premier e des mots ceteri, ceteras, ceteris, cetera, etc.

Comme spécimens de manuscrits en semi-onciale renfermant Ye cédille, je citerai le Cassiodore, du vnf siècle, ms. latin 12339 1 ; le Psautier, ms. latin 13159, de l’an 795 environ 2; le De remediis salutarïbus, ms. latin 10318, de l’an 700 environ \ tous de la Bibliothèque nationale ; le Psautier, ms. 409 de la bibliothèque de l’École de médecine de Montpellier, du viiie siècle 1 4 . Le ms. latin 2110 de la Bibliothèque nationale, qui contient un fragment des extraits de saint Augustin, recueillis par Eugippius, fournit un exemple curieux de l’emploi de Ye cédillé dans le mot praçceptum , dans lequel on rencontre simultanément Yae et Ye cédillé 5.

L’e cédillé est plus fréquent dans les manuscrits en minuscule que dans les autres. On l’y trouve aussi déjà au vif siècle. M. Delisle a donné le fac-similé d’additions et de corrections marginales latines du ms. grec 107 de la Bibliothèque nationale, dit « Codex Claromontanus », qui renferme le texte grec et le texte latin des Épîtres de saint Paul, dans lequel est employé Ye cédillé, au mot prçcellimus. Ces additions, ditM. Delisle, «sont d’un caractère cursif trop élégant pour être postérieures au vif siècle » 6. Sans parler du ms. latin 2739, Commentaire de saint Jérôme sur Isaïe, en minuscule mérovingienne du vif ou du vnf siècle 7, nous trouvons de nombreux exemples d 'e cédillé dans les fragments d’Eugippius, ayant appartenu à M. Desnoyers, sur lesquels M. Delisle a publié une notice. Ces fragments, en minuscule

1. L. Delisle, le Cabinet clés ■ manuscrits (atlas), pl. XVII, n° 1, superbiç.

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