‹ Mélanges Julien HavetChapitre 512 sur 567 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

6. La charte de 1140 dit « prope altare sepult.us » (Ibid.); le De administratione : « eidem altari subjacet gloriose sepultus (Ibid., p. 202); ce qui parait bien pouvoir s’entendre, conformément à notre diplôme, derrière l’autel.

A. GIRY

LA DONATION DE RUEIL

mément aux indications des deux diplômes, la sépulture de Charles-! e-Chauve ait été placée entre les déux h

Quant aux lampes elles-mêmes, restaurées par Suger au milieu du xne siècle % elles ont été entretenues jusqu'au xve siècle 3.

Parmi les personnes pour l’âme desquelles cette fondation de luminaire avait été faite, il suffira de rappeler que la reine Ermentrude était morte le 6 octobre 869 4, que la reine Richilde avait été épousée le 22 janvier 870 5, et que le familier du roi, Boson, était le frère de Richilde, alors comte de Vienne. Quant à Guy, il s’agit peut-être d’un familier de Charles-le-Chauve, mort avant 869, dont le roi fonda alors l’anniversaire dans l’église de Saint-Lucien de Beauvais 6, ou plutôt d’un comte Bourguignon, originaire de

1. Cf. Félibien, Hist. de l’abb. de Saint-Denis, pp. 174 et 554. Suger expose que l’autel saint (ou autel de la Trinité) contenait de nombreuses reliques disposées en des locelli, et ajoute qu’elles avaient été placées dans cet autel : « videlicet quod Karolus imperator 111, qui eidem altari subjacet gloriose « sepultus, ad tuitionem animae et corporis de theca imperiali eas sibi assumi « et penes se reponi imperiali edicto assignaverit. Argumentum etiam, anuli « sui depressione signatum, quod valde omnibus placuit, ibidem reperimus. » (De administrations, XXXIII; Œuvres, p. 202). Félibien (p. 174) interprète cette dernière phrase en ce sens que Suger aurait trouvé « le cachet de Charles-le-Cliauve » dans son tombeau, et beaucoup d’historiens ont accepté cette interprétation. 11 n’est pas douteux qu’il faille entendre tout au contraire qu’il y a trouvé un exemplaire, scellé du sceau royal, de l’«édit» prescrivant de tirer les reliques du trésor impérial pour les placer auprès de sa sépulture, édit qui servait en quelque sorte d’« authentique » à ces reliques. Les termes de la charte de 1140, citée plus haut, où il raconte T «invention » de la sépulture confirment cette interprétation : « nos ipsi vidimus..., et anuli ejus impres- « sionem in argumento veritatis tenuimus » ( Œuvres , p. 354).

2. « Luminaria septem lampadarum quæ deperierant jugiter ardere decre- « vimus, decrepita vasa ipsarum lampadarum argentea honeste restituimus. » (Charte de 1140, Œuvres de Suger, p. 355.)

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