PU. BERGER
POSEIDON NARNAKIOS
l’inscription phénicienne, où je lis les mots [-j]j-a d ünpm « dans le sanctuaire du G(énie) de Narn[aka] 1 ». 11 en résulte que le nom antique de Larnaca-tis-Lapithou, tout comme le nom de Larnaca, au sud de nie, était Narnaka, qui est devenu Larnaca, par une dissimilation analogue à celle qui a donné, dans l’ile même, Leucosie = Nicosie. Une autre conséquence, et non moins importante, de ces rapprochements, c’est que le Poséidon qui avait son temple à Larnaca-tis-Lapithou, était un Melqart, et y était adoré sous ce nom par les Phéniciens.
A la ligne 8, il faut faire encore une correction. Je lis uv av Oiitoo-iv, et non oxav ôuwa-tv; c’est, si je ne me trompe, d’une meilleure grécité; d’ailleurs, l’estampage ne laisse pas le choix.
Voici dès lors comment il convient de lire et de traduire cette inscription :
NOYMHIOI NOYMHNIOY ETTEIAH NOYMHNIOI NOYMHNIOY EYEPfETHI fl N THI TTOAEflI AIETEAEI AE THN TJAIAN ETJIMEAEIAN TTOIOYMENOI TOYTE APXIEPEflI KAI THN lEPEflN KAI AOmi KA! EPrfl! EAOZEN nPAZIAHMOI T fil APXIEPEI KAI TOII IEPEYII TOY FTOIEIAflNOI TOY NAPNAKIOY AOYNAI NOYMHNIfll KAI EITONOII ON AN ©YflIIN ATEAE]IAN TON lEPflN Eli TON AnANTA XPONON [TYXHI THI ATA0HI]
Nouménios, fils de Nouménios.
Attendu que Nouménios, fils de Nouménios, bienfaiteur de la ville, n’a pas cessé de s’occuper de toutes les charges, et du grand-prêtre et des prêtres, en paroles et en actes Il a plu au grand-prêtre Praxidème et aux prêtres de Poséidon Narnakios d’accorder