‹ Mélanges Julien HavetChapitre 75 sur 567 · PAR M. LE D' WILHELM SCHMITZ · texte numérisé non relu

PAR M. LE D' WILHELM SCHMITZ

Dans le recueil manuscrit contenu sous le numéro 10750 du fonds latin de la Bibliothèque nationale de Paris, auquel il faut rattacher le ms. 61 1 de Berne, comme l’a remarqué M. Léopold Üelisle avec son admirable connaissance des manuscrits, on trouve en trois endroits (1° folio 64 r°; 2° fol. 67 v°et 68 r°; 3° fol. 69 v°) des passages écrits en notes tironiennes ; le premier et le troisième en totalité, le second pour une partie seulement.

J’ai parlé du troisième morceau, un passage de la Régula pastoralis de saint Grégoire le Grand (III, 12), dans l’écrit jubilaire : Franz Xaver Gabelsberger und seine Iiunst (Munich, 1890, pp. 116 et suiv.), et j’y ai aussi donné des détails, d’après une lettre de M. Delisle, sur la connexité du ms. 611 de Berne et du ms. latin 10756 de Paris.

Le deuxième morceau sera publié plus tard ailleurs; c’est un centon anonyme de poètes classiques et chrétiens, qui commence :

Cantemus Domino, Christo cantemus honorem,

Qui nobis deditam sacro spiramine vitam Condidit et rigidis solidavit corpora membris.

En donnant ici le premier passage, je crois fournir à ce recueil commémoratif une contribution qui, pour être modeste, n’en est pas moins appropriée au sujet, puisque notre ami et confrère en études, hélas ! trop tôt ravi, s’est occupé lui-même des cinq lignes tironiennes dont il est ici question.

78 WILHELM SCHMITZ. — TIRONIANUM

Je lui écrivais en juillet 1890 :

OxUIL. SCHMITZ JULIANO HâVET S.

Diu est, vir lionoranclissime, ex quo Iacobus Christophorus Gauthey, Abbas Reverendissimus O.S. B. Massiliensis, pro ea quæ inter nos est familiaritate, mccurn communicavit earum apographum notarum tironianarum quæ sunt in codicis Parisiensis latini 1 0756,p. 64. Scripsit ille ipse

ad me Massilia, die 5. rn. Aug. 1887 : « J’avais espère

pouvoir, en passant par Paris, vous transcrire fidèlement le texte de la page 64 du ms. fonds latin 107 56. que vous désiriez ; cela m’a été impossible ; je vous envoie donc ce texte d’après une copie probablement en beaucoup) depoints inexacte ; j’espère que vous pourrez suppléer . » Postquam il lad apographum diu icicuit intactum, cum nuper studia mea redirent ad cas partes illius codicis quibus coniinenlur notæ lironianæ, nunc earum lectionem transcriptionem que per icli talus sum. En, vir milii ccirissime, quemadmodum illæ notæ mihi rideantur legendæ esse... A Tua igilur bmevolentia liceal mihi nunc petere, ut meam transcr iptionem qualemcunque , si placent , comparare velis cum ipsuis codicis notis mihique scribere, utrurn recte legerim cinnon

J’eus la satisfaction de lire entre autres choses dans la réponse, en date du 12 juillet 1890, de cet habile interprète de l’écriture tironienne : « Votre déchiffrement des notes du ms. latin 10756, fol. 64, me paraît très exact »; preuve évidente que la transcription n’était pas aussi insuffisante que l’avait pensé l’auteur, Dom Gauthey lui-même, dans sa modestie.

Je suis aujourd’hui en mesure de porter moi aussi un jugement décisif sur la rectitude de ma lecture; car la complaisance de M. Henri Omont m’a mis depuis en possession d'une photographie des notes susdites, et j’ai en outre découvert que les cinq lignes de notes contiennent la plus grande partie du chapitre xiv de l’écrit de saint Jérôme contra Vigilantium (Aligne, Pair, lat., XXIII, 350), avec des variantes, (qui mériteraient une place dans la nouvelle

JEROME, Contra Cigilantium, chapitre xiv.

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