E. CHATELAIN. — NOTES TIRONIENNES
attestent avoir été copié sur lin manuscrit en écriture mérovingienne, n’en est guère meilleur que celui du volume de Berne. Les leçons du manuscrit de Genève ne sont pas toujours correctes non plus ; néanmoins ce sont elles que je transcris, mentionnant en notes les variantes des manuscrits de Berne (B) et de Paris (P).
Domino et patri reverendissimo R. Christi famulo H. peccator 1 . Quidam ex his qui inter nos eommorare soient dixit mihi vos velle ac flagitasse, ut vobis scriberem qualiter latinarum elementa litterarum pronuntiari debent. Ego autem non
recordor me hoc alicubi quam in 2 in clave, quam de arte
grammatica composait 3, legisse; atque ideo morem gerens voluntati vestræ ipsam renovatam eo modo quo ab ipso est édita, describere ac vobis mittere curavi. Yestrum est; cum eam legeritis, sive placeat sive displiceat 4, non mihi sed auctori aut laudem aut vituperationem ferrem bene, venerande pater carissime ; et pro meis facinoribus apud Deum intercedere d ignare.
a namqué s sub hiatu oris 0 congrue solo spiritu 7 memoratur 8.
b labris per spiritus 9 impetum reclusis edicimus 10.
c molaribus super liuguæ extrema appulsis 11 exprimitur.
d appulsu 12 liuguæ circa superiores 13 dentes innascitur u.
1. Dans le lexique tironien, la désinence de peccator est exprimée par un o pointu, mais alors il y a confusion avec pictor. Notre auteur a employé légitimement la finale lor.
2. Le passage qui nous intéresse le plus, puisqu’il pourrait fournir le nom de l’auteur de ce petit traité, de phonétique, est précisément le plus ohscur. Je voudrais lire Julicmo ; il s’agirait du compilateur de Donat, Julien, évêque de Tolède, dont divers extraits ont été publiés par Keil et Hagen.
3. La désinence il devrait être placée à la partie inférieure ; d’ailleurs le commencement du mot est obscur.
4.11 faut supposer une erreur de plume dans le premier trait, autrement le signe n’a aucun sens.