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6. On pourrait supposer qu’Hilduin qui dirigeait, sous Charles le Chauve, la bibliothèque de l’école du palais administrée par Jean Scot, a composé cette souscription tironienne. On sait que le glossaire de Laon a été donné par les comtes Bernard et Adelelme, exécuteurs testamentaires de Charles le Chauve.
n’ilN MANUSCRIT DE GENEVE
même qui a mis on caractères tironiens l’extrait « de litieris » ; néanmoins le moine qui a contribué à recueillir d’importantes gloses gréco-latines devait être, comme celui que son abbé interrogeait sur la prononciation latine, un savanl de l’époque carolingienne.
Le lexique tironien dont il nous reste une quinzaine d’exemplaires transcrits aux ix1, et x° siècles, était probablement étudié dans les plus célèbres écoles do ce temps. M. G. Schmitz, qui vient d'en donner la première édition critique ’, pense que, parmi les manuscrits du ix° siècle, le plus ancien est celui de Cassel, provenant de Fulda. Quand Raban Maur quitta Fulda pour Saint-Martin de Tours, il apporta sans doute avec lui la connaissance des notes; c’est ainsi que les gloses sur Virgile du ms. 165 de Berne, copié à Tours, offrent beaucoup de notes tironiennes 1 2. L’usage des notes fut aussi connu à Saint-Martial de Limoges 3 4 5 6 7 8, à Fleury-sur-Loire \ à Saint-Denys B, à Saint-Germain des Prés u, à Troyes ", à Metz \ etc. De Reims nous reste un bel exemplaire du lexique tironien (Paris. 8780) et des notes éparses dans plusieurs manuscrits, entre autres le manuscrit de Juvencus (Paris. 9347, fol. 18-39),
1. Commentarii notarum tironianarum, cum prolegomenis adnotationibus criticis et exegeticis notarumque indice alphabetico (Lipsiæ, Teubner, 1893, in-fol.).
2. Voir un spécimen dans ma Paléographie des classiques latins, pl. 67.