‹ Mélanges Julien HavetChapitre 86 sur 567 · C. CIPOLLA · texte numérisé non relu

C. CIPOLLA

TACHY GRAPHIE LIGURIENNE

son obligeance habituelle, et ma courte note en sera d’ autant moins complète. J’espère cependant que la publication de ces documents sera accueillie favorablement des quelques personnes qui s’intéressent à ces études dans lesquelles J. Havet était passé maître.

Les documents que j’ai ici l’occasion de citer ont appartenu presque tous au célèbre et très ancien monastère de San-Stefano de Gênes. L’église de San-Stefano, qui jadis se trouvait hors de la ville, s’élève auprès de la porte du même nom, qui est un édifice d’époque postérieure. L’église et la porte de San-Stefano furent plus tard comprises dans l’enceinte à laquelle appartient la Porta Pila; aujourd’hui, la ville s’étend bien au-delà de la Porta Pila et descend de ce côté jusque vers la mer.

La façade de l’église de San-Stefano, composée d’assises de marbre blanc et de marbre noir, remonte certainement à une époque ancienne, mais ne saurait être attribuée à une antiquité aussi reculée que les documents dont il est question. Quant à l’intérieur, il a été complètement modifié. Ce qui par dessus tout y domine et attire le plus l'attention du visiteur, c’est le grand autel avec le tableau magnifique de Jules Romain, représentant le martyre de saint Etienne. Ce grand et très beau retable se trouve encastré dans un entrecolonnement ; on lit au bas ces mots : « Ecce | video | cœlos | apertos » (ce qui est une allusion à la mort du saint), et cette épigraphe dcdicatoire : « Leonis. x. p. m.

ERATRISQUE JULII. CARI). | MeDICES. BENEFICIO. TEMPLO PRÆF. »

Dans ces derniers temps, une partie de l’aile droite de l’église, avec la portion correspondante de la façade, a été abattue, à cause des travaux exécutés en vue de l’élargissement de la rue voisine. L’église, en réalité, n’y perdit pas beaucoup, car dans cette partie elle offrait peu de chose d’intéressant ', ce n’en est pas moins une grave dégradation infligée à l’édifice. Il est question, paraît-il, de refaire

1. La façade, telle qu’elle était avant cette mutilation, est représentée dans M. Lazzaroni, Crisloforo Colombo, (Milan, 1892), t. I, p. 20.

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