‹ Mélanges Julien HavetChapitre 87 sur 567 · AU ONZIEME SIECLE · texte numérisé non relu

AU ONZIEME SIECLE

l'église dans le style de la Renaissance; alors de l’ancien et vénérable monument il ne restera plus (pie le souvenir.

Les documents avec notes tironiennes sur lesquels nous appelons l’attention des lecteurs sont au nombre de cinq. Dans le premier, qui est de 1005, les notes sont assez nombreuses ; dans les quatre autres, les scribes, à la suite de leur souscription, ont répété leur nom en cryptographie.

L’abbé Bernard Poch, de Gènes, a réuni en plusieurs volumes un grand nombre de mémoires d’histoire ligure, extraits ou copies de chroniques, etc. ; mais ce qu’il y a de plus important dans ce recueil, ce sont les documents transcrits par l’abbé Poch lui-même, qui était un copiste consciencieux et exact. Ces volumes de Mélanges, qui, il y a peu d’années encore, faisaient partie d’une collection particulière, sont conservés actuellement dans la bibliothèque municipale de Gênes, grâce à l’éminent investigateur de l’histoire ligure, le commandeur Cornelio Desimoni, actuellement directeur des Archives d’État de Gênes ; c’est lui qui a persuadé au propriétaire de ces manuscrits d’en faire don à la bibliothèque de la ville.

Dans le volume 11 (autographe), parmi beaucoup de documents copiés, s’en trouve un du 9 juillet [1005], celui précisément qui nous intéresse. A la manière dont est laite la transcription, il semble que le parchemin que Poch avait sous les yeux se soit trouvé en deux morceaux. En effet, tout d’abord, Poch en a copié la seconde moitié, à laquelle il a plus tard ajouté la première, en la faisant précéder de cette indication : « Avendo ritrovato il principio di questa pergamena, eccolo. » En tète du premier fragment (qui, en réalité, est la seconde partie du document) Poch a écrit ces mots : « Pergamena autentica riposta nella cantera 28. »

Le mot canteï'a , en dialecte génois, veut dire tiroir. Poch fait allusion aux grands tiroirs d’un grand meuble qui, réparé, se trouve aujourd’hui aux Archives d’État. Mais ce meuble, quand il fut apporté aux Archives, ne contenait plus aucun parchemin ; il est passé par diverses vicissitudes et a été dépouillé des documents qu’il contenait, dont un certain nombre sont définitivement perdus. On conserve aux

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