ET LES ORIGINES DU SÉMINAIRE DE STE-THÉRÈSE
La visite que doit nous faire, au commencement du mois prochain, Sa Grandeur Mgr Ig. Bourget, archevèque de Martianopolis, nous rappelle les rapports intimes qu’il eut autrefois avec notre vénéré fondateur, la large part qui lui revient dans l’établissement de cette institution, la protection spéciale dont il l’a tout d’abord honorée, les services éminents qu’il n’a cessé de lui rendre à toutes les époques de sa longue administration, et surtout le haut privilège dont il l’a gratiliée en l’élevant, par une érection canonique, au rang de Petit Séminaire diocésain ; en sorte qu'il mérite, à bon droit, le titre que nous nous plaisons à lui décerner, celui de Second Fondateur du Séminaire de Ste- Thérèse.
Monseigneur Bourgel, comme tout le monde le sait, fut sacré évêque le 25 juillet 1837. Cette année même se terminait à Ste-Thérèse le premier cours d’études complet ; trois finissants se présentaient pour recevoir l’habit ecclésiastique, et l'institution comptait une quarantaine de latinistes. Monseigneur Bourget a vait connu, encore jeune écolier au Séminaire de Québec, M. Ducharme qui y exerçait les fonctions de régent, et il avait conservé le meilleur souvenir de sa sagesse, de son dévouement et de sa piété; depuis il avait été témoin de son zèle et de ses succès dans l’administration d’une paroisse ; il appréciait à sa juste valeur les sacrifices sans nombre que le généreux curé s’imposait pour la cause de l'éducation ; et il n’ignorait pas quelles étaient ses ressources, son habileté et ses aptitudes pour for-
* Ce chapitre et les deux suivants ont paru dans les Annales térésiennes, numéro de février 1881.