‹ Mélanges littéraires [microforme]Chapitre 7 sur 122 · ODE A GEORGE III · texte numérisé non relu

ODE A GEORGE III

Que nos voix en ce jour exaltent ta mémoire, Toi qui fais d'Albion le triomphe et la gloire, Toi qui de tes sujets enchaînes tous les cœurs, Et te plais à verser dans leur seia tes faveurs. Qu'à tes nombreux exploits l'univers applaudisse, Que Ja voûte des cieux de ces mots retentisse : Amour et gloire à George trois Le plus chéri de tous les rois.

Tandis que sous ses coups la cruelle Bellone

Voit uager dans le sang l’Europe qu’elle étonne, Qu'elle voit abaissés des monarques puissants,

Se faner et périr leurs lauriers éclatants,

Que les peuples plongés dans d’horribles alarmes,

Ne trouvent plus d'appui ni de force dans leurs armes,

George trois devient le soutien Et de leur empire et du sien.

Tel on voit un beau chène orné de son feuillage, Tout à coup assailli par un violent orage, Des fougueux aquilons repousser la fureur, Les braver fièrement, en demeurer vainqueur ; Tels on voit près de lui, battus par la tempête, Les chênes ses voisins s’écrouler de leur faite, Gémir du vent qui les abat, Et lui seul survivre au combat.

Tel se montre au milieu des horreurs de la guerre, Ce monarque puissant que nul revers m’altère. Le même instant qui voit détrôner ses amis, Fait tomber à ses pieds leurs plus fiers ennemi Contre tous leurs efforts invincible colonne, Chaque jour embellit l'éclat de sa couronne, Et pour sa gloire et son bonheur Ne fait qu'augmenter sa grandeur.

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De

À célébrer ton nom chaque peuple s'empresse,

Tes sujets transportés d’une vive allégresse,

Déjà de tes vertus oni rempli l'univers;

Déjà ta renommée a traversé les mers ;

Neptune, avec respect, dé sa grotte profonde

Voit voguer tes vaisseaux sur la face de l'onde ; Et pour toi les flots orgueilleux Sermblent se calmer devant enx,

Grand prince, nous osons, sous tes heureux auspices, T'offrir de nos travaux, en ce jour, les prémices. Pourrions-nous, de nos ans illustre défenseur, Des sciences, des arts généreux protecteur, Pourrions-nous étouffer, vivant sous ton empire, Les nobles sentiments que l’amour nous inspire ? Puisse tou règne être éternel, Ton nom à jamais immortel !

Que le Ciel, à nos vœux se montrant favorable, Diffère de tes jours le moment redoutable.

Sous toi le laboureur, dans la prospérité, Goûte en paix de Cérés la prodigalité.

Sans craindre les horreurs d’une funeste guerre, D'abondantes moissons il voit couvrir la terre ; Et de tes sujets l’univers Célèbre les exploits divers.

JOSEPH-CHARLES DUCHARME, Rhétoricien.

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